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2008 |
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JANVIER |
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La nouvelle année ne
commence pas comme la précédente. A Tahiti, nous commençons cette
nouvelle année sous le soleil et la chaleur. D'ailleurs, il fait
tellement chaud que nous profitons de ce temps agréable sous la
terrasse. Lucie, elle, démarre son année en apprenant le canevas.
Pour Émilie, c'est la découverte du tricotin. |
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Odile, quant à elle,
trotte sur son trotteur. Quoiqu'elle ne l'accepte que de moins en moins.
Elle veut marcher, se promener à quatre pattes ou être porter, et en
particulier par maman. Désormais, elle se lève seule. D'ailleurs, le
soir, c'est difficile de la coucher. Elle ne veut rien savoir. Elle
pleure, chouigne... Et évidemment, nous l'allons la voir en cachette
pour la découvrir debout dans son lit à nous attendre. Pour bien
commencer l'année, elle a également quatre dents. Deux en haut et deux
en bas. D'ailleurs, celles du bas ont bien grandi et sont bien visibles
désormais. Pour revenir à son trotteur, lorsqu'elle accepte d'y être
positionnée, Odile suit à la trace maman dans toutes les pièces de la
maison. Lucie et Émilie demande également leur part de promenades avec
Odile. Elles la tiennent assez maladroitement du bout de leurs bras et
la ballade sur la terrasse. Maman lui a également montré le bonheur de
se faire pousser sur le petit vélo et autre poney roulant.
Le 05 janvier, papa, Lucie et Émilie partent en éclaireur passer
quelques heures à la piscine du Méridien, un hôtel de luxe à quelques
minutes de Punaauia. Précédemment, ils allaient tous les week-ends à la
piscine municipale de Papeete, mais dans celle-ci, il y avait trop de
désagréments. Le principal étant qu'elles n'avaient pas pied. Par
contre, au Méridien, c'est le vrai bonheur, aussi bien pour les filles
que pour papa. D'abord, c'est la plus grande piscine de sable blanc du
Pacifique. Ensuite, les filles peuvent profiter de planches, de rochers
posés à quelques mètres du bord, et surtout, cette piscine n'est pas
trop profonde, et les filles peuvent profiter d'une grande partie de
celle-ci en ayant pied. Ainsi, et c'est un autre avantage pour papa, au
bout de quelques dizaines de minutes, il peut se reposer sur de très
agréables transats. Ainsi, ce samedi, tous les trois vont passer la
matinée et l'après-midi dans cet environnement de rêve. Ils rentreront
le soir complètement carbonisés... Les abords de la piscine sont
également bien sympathiques. Composés de petits plans d'eau et de
jardins. Mais ce sont surtout les plans qui attirent les filles. Ils
grouillent de poissons de toutes tailles, dont d'impressionnants
poissons rouges. |
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Le dimanche 06,
rebelote. Tous les trois passent la journée dans ce magnifique hôtel.
Odile étant indisposé (certainement la faute à des dents qui arrivent),
maman la garde à la maison. A l'entrée de ce dernier, un plan d'eau
assez grand mais dont le niveau d'eau est d'à peine quelques centimètres
regorge de poissons, dont d'innombrables de quelques centimètres. Les
filles ont vite découvert que lorsqu'elles laissaient un doigt trempé
dans ce plan d'eau, les poissons fonçaient sur ces derniers et les
chatouillaient, au grand bonheur des enfants.
Le 11 au dîner, Odile s'essaie, avec quelques réussite, à la pratique de
la fourchette. |
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Par contre, le 12, tout
le monde fonce au Méridien. Par ce samedi nuageux bien chaud, c'est
l'éclat totale dans cette si belle piscine. Le soir, avant de partir,
nous prenons un verre à l'Astrolabe, le bar de l'hôtel. Inutile de vous
dire qu'une fois de plus, nous étions dans un autre univers. Luxueux
mais abordable (les jus de fruits à 2,5 euros, c'est à peu près le même
prix que ce que l'on peut trouver en ville). |
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Dimanche, nous passons
une bonne partie de notre matinée au musée de Tahiti. Si la salle
temporaire retraçant les grandes périodes de Tahiti vaut vraiment le
détour, les salles habituelles mériteraient vraiment un coup de
rafraîchissement. L'ensemble a assez mal vieilli et parait bien désuet.
Ceci dit, ce fut une bien agréable sortie.
En sortant, nous nous sommes dirigés au bout de ce musée pour nous
promener sur la pointe des Pêcheurs. Dans cette passe (où les bateaux
peuvent accéder à la haute mer en raison de l'absence de la barrière de
corail), les vagues sont déferlantes. Les filles découvrent des dizaines
de crabes (sans pouvoir en attraper un seul) et trouve un Bernard
Lhermitte qu'Émilie, bravant sa peur, prend dans sa main. Après quelques
instants, ce petit animal sortit sa tête et se promena sur sa main.
Rigolade assurée.
L'après-midi, nous sommes retournés à l'hôtel. Mais vers 17 heures, des
averses nous ont contraint à nous diriger... vers le bar pour prendre un
agréable verre (bière pour papa, boissons pétillantes pour les filles,
le tout agrémenté de savoureuses olives et morceaux de noix de coco).
Mardi 15, dès l'arrivée de papa, nous sommes partis prendre un rapide
encas chez McDo. Puis, nous sommes partis en ville assister au feu
d'artifice en l'honneur du 10ème anniversaire du paquebot Gauguin. Cela
fait dix ans que ce bateau a fait son entrée dans la rade de Papeete
pour offrir des croisières de luxe. Au cours de ses dix années, le Paul
Gauguin a organisé plus de 400 croisières avec plus de 120 000
passagers. Nous sommes donc arrivés en ville vers 19 heures, le feu
étant prévu à 19 heures 45. Mais à peine arrivés, des trombes d'eau nous
sont tombées dessus. Courant nous abriter, Lucie est même tombée en
pleine place des roulottes. Un peu galère... Mais à 19 heures 40, comme
par miracle, les flots se sont tus et quelques minutes plus tard, nous
avons pu assister à un bien sympathique feu d'artifice. Pour Odile, ce
fut une grande première, mais elle n'a pas du tout été impressionnée.
Nous sommes tous rentrés vers 20 heures 30.
Le 16 janvier, Lucie perd sa toute première dent. Il s'agit d'une dent
du bas. Elle l'a sentie se décrocher alors qu'elle finissait de dîner.
Odile, elle, sait souffler dans un sifflet. Elle fait également bravo
lorsqu'on l'y incite.
A partir de ce jour, Odile s'aventurera seule de plus en plus loin. Tout
d'abord, tout en se maintenant d'une main à une extrémité de meuble ou à
un mur, elle va tenter d'attraper un autre meuble distant de quelques
pas. Si l'obstacle est trop loin, elle va se lancer bras en avant pour
être sûre de ne pas louper l'arrivée. Évidemment, elle finira dans les
premiers temps souvent sur les fesses. Mais après quelques jours, elle
sera de plus en plus téméraire jusqu'à ce qu'en début du mois de
février, elle marche seule quelques dizaines de pas avant de se laisser
tomber sur le postérieur. Elle adore également monter une ou deux
marches fermement agrippé à un doigt d'un parent, puis faire demi-tour
et ainsi répéter l'expérience des dizaines et des dizaines de fois.
Lorsque ses sœurs dessinent, Odile s'approche d'elles, leur prend un
crayon et griffonnent quelques traits au grand désespoir des grandes qui
voient alors leurs chef-d'œuvre définitivement abstraits.
Tous les week-ends, nous nous rendons désormais au Méridien. De temps en
temps, en repartant, nous nous arrêtons à l'Astrolabe, le bar de
l'hôtel. Non seulement, les prix sont très raisonnables, mais de
surcroît les quelques amuse-gueules (offerts) sont délicieux. Et comme
les filles peuvent également s'amuser, toucher les poissons dans
"l'aquarium", ce n'est que le bonheur.
Avec les semaines passant, Lucie nage de mieux en mieux. Elle s'éloigne
de plus en plus du bord, et lorsqu'elle n'a plus pied, elle s'efforce de
nager la tête sous l'eau... toujours sous la surveillance d'un parent
(très très) proche.
Vers la fin du mois, Odile s'assied seule sur une des petites chaises
des filles. Là, assise, elle fait le clown. Elle aime également essayer
de monter seule sur ces petites chaises. Et bien sûr, lorsqu'elle tombe,
c'est séance pleurs.
Le 21 janvier, lors de la douche, Lucie a trouvé un tout petit
margouillat. Les filles étaient vraiment heureuse de le regarder courir
dans ce petit espace.
Le 23 janvier, maman a fait des crêpes. Tout le monde s'est régalé...
Surtout Odile !!!
Le 25, direction Le Méridien. Odile est de plus en plus intenable. Elle
veut absolument aller dans l'eau, même si elle doit s'y rendre seule.
Lucie, elle, nage sur le dos. Depuis ce week-end, les grandes ont des
lunettes de piscine. Ainsi, elles peuvent garder les yeux ouverts dans
l'eau. Souvent, les deux grandes se chamaillent pour rien. Lucie est
trop souvent égoïste, voulant systématiquement ce qu'a sa sœur Émilie,
mais surtout ne voulant jamais prêter ce qu'elle a. Par contre, Émilie a
quant à elle, un caractère bien trempé. C'est de plus en plus un garçon
manqué. Elle aime le contact et n'a peur de rien. Par contre, ces
derniers jours, elle "s'oublie" un peu trop souvent et lâche de
nombreuses gouttes dans sa culotte.
En fin de mois, nous avons prêté notre vieil appareil photo au maître de
Lucie. Il a pris quelques
photos de la classe.
Enfin pour cette fin de mois, Odile ne marche plus... Elle courre.
Certes il finit souvent sur les fesses, soit volontairement parce
qu'elle sent qu'elle ne peut plus avancer, soit maladroitement et
involontairement. |
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FEVRIER |
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Samedi 02, nous allons
nous promener en ville. Cela faisait bien longtemps que nous n'avions
pas été flâner dans les rues de Papeete. Il faut reconnaître que c'est
toujours une expédition avec les filles. Entre Lucie qui boude pour un
rien, Emilie qui ne veut pas marcher... et Odile qui veut marcher, c'est
une vraie aventure. Ce début de mois de février démarre avec des
chaleurs infernales. Le thermomètre ne descend plus sous les 28°. Aussi,
en ville, nous nous arrêtons boire un verre à la terrasse d'un café.
C'est un vrai plaisir de se désaltérer d'une boisson bien fraîche. Mais
avant d'y arriver, nous sommes passés par le marché où Emilie s'est
régalée d'un délicieux jus d'ananas bien frais tandis que Lucie et Odile
dévoraient un pain au chocolat.
En cette période électorale, nous n'allons jamais très loin. Entre les
partisans de l'autonomie et ceux de l'indépendance, le pays est assez
animé. Qui de Gaston Tong Sang l'autonomiste proche de Nicolas
Sarkozy notre président de la République et d'Oscar Temaru
l'indépendantiste et maire de Faa'a remportera les élections du pays ? Si
jamais c'était Temaru, cela en serait certainement terminé du
rattachement de la Polynésie française à la France. Et si jamais c'était
le challenger Gaston Flosse, certes autonomsite, mais n'hésitant pas à
se rallier à Temaru si cela pouvait arranger ses affaires. Mais pour l'heure,
nous profitons du soleil et des week-ends pour souffler à la piscine du
Méridien.
L'après-midi du 02, les deux grandes ont fait de la peinture. Le dessin
de Lucie est particulièrement réussi (sur la photo, vous pouvez
remarquer la dent manquante de Lucie). |
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Puis
émilie est partie
aider maman à plier son linge et enfin, les filles ont attendu qu'Odile
se réveille avant de partir pour le Méridien.
Le 03 au matin, papa a pris son courage à deux mains et a été cueillir
des petits citrons dans le jardin. Nous avons la chance d'avoir un
jardin avec de nombreux arbres fruitiers (noix de coco, pamplemousses,
mape (espèce de châtaignes), bananes, uru (prononcez ourou)...)
Samedi 09, après avoir passé l'après-midi au Méridien, nous y sommes
retournés le soir pour manger un délicieux banquet à base de wok.
Certes, les filles n'ont pas beaucoup mangé, mais par contre les parents
se sont régalés. Un petit spectacle a été donné pour l'année du rat
(nouvelle année chinoise), puis les filles se sont amusées avec des
copines venues également avec leurs parents pour le repas. Une superbe
soirée ! |
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Dimanche 10, second
tour des élections pour désigner le président du pays. Nous nous rendons
en famille à Faa'a où les parents sont toujours inscrits. Un vote en
Polynésie n'a vraiment rien à voir avec ce que l'on peut connaître en
métropole. Ici, le folklore est au rendez-vous. Une foule nombreuse et
joyeuse se dirige vers le centre de vote qui est dans une des écoles.
Certes, Faa'a est la ville des indépendantistes mais nous n'aurons à
aucun moment senti de l'animosité de la part de la population. A
l'entrée de l'école, les trois partis présents au second tour sont là,
reconnaissables à la couleur de leur chemise. Les rouges pour les
indépendantistes de Temaru, les oranges pour les autonomistes de
Flosse et les bleus pour les autonomistes de Tong Sang. C'est donc dans
une ambiance bien particulière que nous avons effectué notre devoir
électoral. Le résultat final donnera Gaston Tong Sang vainqueur mais il
lui manquera deux sièges à l'assemblée pour avoir la majorité absolue et
ainsi assurer une stabilité tant attendue à Tahiti. Mais tout n'est pas
joué, car démarre à présent le jeu des alliances qui donnera, et contre
toute attente, Gaston Flosse vainqueur après une alliance surprise avec
Oscar Temaru.
L'après-midi, nous irons nous rafraîchir au Méridien.
Ces jours-ci, Odile maîtrisant de mieux en mieux la marche, improvise
désormais des danses en balançant son torse.
Vendredi 08, Emilie part en bus jusqu'au Lagonarium de Punaauia. Elle
revoit avec plaisir de beaux et gros poissons;
Cette semaine, les filles sont en vacances. Maman les emmènera
régulièrement passer l'après-midi à la piscine du Méridien. D'ailleurs,
elles rentreront toutes littéralement rouges le jeudi 14, tant le soleil
est présent.
Mercredi 13, les filles au complet viennent chercher papa au travail peu
avant midi. Nous allons manger (rapidement) en ville, puis nous fonçons
à la bibliothèque.
Jeudi 14, nous partons sur le front de mer voir le Queen Elizabeth II,
une légende flottante qui tire sa révérence cette année. Ce paquebot a
été mis en cale en 1965 et a effectué son voyage inaugural en mai 1969.
Il mesure 293,60 mètres de long. Cet imposant bâtiment est composé de
1520 privilégiés servis par 997 membres d'équipage. Il ne restera qu'une
journée à Papeete. Il était donc impensable de rater cet événement,
d'autant plus que ce serait son ultime passage à Tahiti, puisqu'il a été
acheté 100 millions de dollars et sera l'un des joyaux de Palm Island à Dubai en novembre 2008. Ainsi, nous allons admirer cette merveille vers
17 heures. D'ailleurs, la foule est nombreuse et tout aussi
impressionnée que nous. Vers 17 heures 30, un concert est organisé pour
la Saint Valentin sur la place proche de l'embarcadère. Cette
sympathique initiative ne fut pas aussi sympathique que cela, puisque
nous avons eu droit à quelques petits concerts de... bruits !!!
Insupportable !!! Mais nous allons quand même manger une pizza à une
roulotte avec vue sur le paquebot. C'est la première fois que les
grandes finissent leur pizza. Puis à 19 heures, alors que la nuit est
déjà tombée, nous allons saluer le départ du paquebot. Celui-ci s'est
éloigné après avoir donné quelque impressionnants coups de corne de
brume. Ceux-ci auront été entendus dans toute la ville. |
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Lorsque nous sortons, Lucie et Emilie emmènent souvent un petit sac dans
lequel elles insèrent leur porte-monnaie ou quelques petits jouets.
Dans la semaine qui suivit, Lucie a perdu sa seconde dent, voisine de la
précédente. Et comme pour la première, la petite souris est passée lui
amener quelques pièces de monnaie.
Le vendredi 22, dur dur pour maman. Elle emmène les filles à la piscine
du Méridien. Il s'agit de bien surveiller les filles qui indépendamment
les unes des autres s'aventurent où elles n'ont plus pied. L'après-midi, tandis que Lucie prenait sa leçon de piscine, maman et
les deux dernières allaient à la marina admirer les bateaux et de
splendides poissons multicolores qui se protégeaient d'un torride soleil
à l'ombre des yachts. Lucie nage désormais toute une longueur sans
s'arrêter. Elle apprend en ce moment à plonger.
Samedi 23, nous partons nous promener direction Taravao. Sur la route,
nous nous arrêtons après Papara aux Jardins d'Eau. Nous y avions déjà
été en 2007, peu après l'ouverture de ce splendide parc aux multiples
couleurs. En quelques mois, les plantes ont bien poussé. Les couleurs
sont encore plus resplendissantes et les fleurs plus belles. En cours de
visite, nous sommes interrompus par une pluie soudaine et dense. Mais
elle ne durera que quelques minutes. A peine sortis du parc, nous
traversons la route, pour mettre les pieds dans la mer. Nous ramassons
quelques coquillages et voyons un superbe crabe, certainement beaucoup
plus apeuré que les filles et qui s'est réfugié dans le tronc d'un
arbre. |
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Puis, nous avons
continué notre route sur quelques kilomètres jusqu'au musée Gauguin.
Comme le musée de Tahiti, c'est un musée suranné mais avec ce quelque
chose qui fait que l'on si sent bien. Certainement, la proximité de la
mer avec cette vue fantastique sur la presqu'île, ou encore ces tikis
toujours aussi magiques, ou peut-être encore cet environnement si
chaleureux. Ainsi, nous passons plus de temps à l'extérieur que dans les
quelques salles où pendent de tristes copies des originaux de Gauguin
qui a passé quelques années à 6 kilomètres de ce musée dans les années
1890. Ainsi, aux abords des salles, les filles découvrent de nombreux
petits bernard-l'ermite. Elles rigolent en les sentant se promener sur
leurs mains. Ensuite, nous nous promenons dans le parc attenant au
musée. Nous passons plus de temps à marcher dans l'eau, à chercher des
coquillages et à regarder les crabes, qu'à longer la côte.
Il est déjà midi trente lorsque nous partons déjeuner chez Marie-Claire,
un chinois positionné sur la route de Taravao. Nous nous régalons, les
filles de frites, maman d'un chao-men spécial et papa d'un poulet
ananas. Enfin, nous retournons vers la maison et nous arrêtons au
Méridien pour soulager nos bras cramoisis. La piscine est pratiquement
vide. Il faut dire qu'il a plu à de nombreuses reprises toute la
journée.
Dimanche 24. Nous passons la matinée à la maison. Les filles s'amusent
entre l'ordinateur et la peinture. L'après-midi, un terrible orage
éclate. Mais comme d'habitude, celui-ci passe assez rapidement. Il n'est
pas remplacé par le soleil, mais laisse la place à d'inoffensives
traînées nuageuses. Nous nous dirigeons donc vers le traditionnel
Méridien. Comme la veille, la piscine est vide. Ce qui est assez
extraordinaire, c'est que l'eau se trouvait plus chaude que le fond de
l'air. Quel bonheur !
Le soir, Lucie a un peu mal de ventre et n'arrive pas à s'endormir. Elle
passera la nuit à nos côtés. |
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MARS |
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Mars démarre aussi
chaleureusement que le mois précédent. Chaleur et orage sont au
programme. Pour les filles, tout baigne. La grande et la moyenne ont des
envies de jeux vidéo. Elles jouent à la V-Smile ou la Game Boy, se
disputant fréquemment les consoles de jeux, tandis qu'Odile, la cadette,
gazouille en se promenant dans toutes les pièces de la maison.
Nous démarrons le mois... au Méridien. Pas question d'aller en ville ce
premier samedi de mars. Gaston Tong Sang a organisé un défilé de
contestation suite à l'élection présidentielle scandaleuse. Près de 10
000 personnes (un chiffre énorme) convergeront vers le centre ville pour
contester cette élection contestée. Donc, le matin, nous allons au
centre commercial Tamanu de Punaauai acheter des revues, puis après la
sieste d'Odile, nous allons nous baigner deux heures à la piscine du
Méridien.
Dimanche 2 mars, rebelote pour l'après-midi. Mais nous attendons
toujours que le soleil refasse son apparition. Il pleut toujours vers 14
heures une bonne averse.
Jeudi 06 mars à 13 heures 30, maman reçoit un appel téléphonique de
l'école. Lucie, après être tombée dans la matinée, a la main droite un
peu enflée. Son maître s'en est aperçu car elle avait du mal à écrire.
Maman se rend alors immédiatement à l'école accompagnée d'Odile pour
récupérer les deux grandes, puis se dirige chez le docteur. Celui-ci lui
conseille d'aller immédiatement aux urgences pour faire réaliser une
radiographie. Il s'avèrera que Lucie a une fracture en motte de beurre.
Résultat, un urgentiste lui pose un plâtre tout d'abord provisoire pour
la nuit du 06 au 07, puis un nouveau le vendredi matin pour une période
de trois semaines. Fini la piscine pour cette période, mais par contre,
elle peut aller à l'école. Certes, elle ne pourra pas écrire, mais elle
pourra cependant suivre sa scolarisation. C'est un peu gênant pour elle,
mais le principal est qu'il n'y ait rien de grave.
Ainsi, nous passons le week-end à la maison. Lucie est quand même
quelque peu "préoccupée" par son plâtre. Ces deux derniers jours, elle
n'a presque rien mangé et est un peu soucieuse. Par contre, ses cadettes
n'ont pas de problèmes, elles s'éclatent, courent et s'amusent comme des
folles. |
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Mais dès lundi, Lucie est prise en charge par toutes ses copines de
classe. Elles s'occupent d'elle et la chouchoute. En cours, elle essaie
d'écrire et de dessiner de la main gauche. Rapidement, elle s'habitue à
son petit handicap. Elle continue même à progresser en classe. Elle sait
ainsi compter par dizaines et de 5 en 5 jusqu'à 100, chiffre qu'elle
atteint désormais sans problème.
A la maison, elle a certes besoin d'aide pour s'habiller et se
déshabiller, mais globalement elle se débrouille très bien. Pour la
douche, maman lui met un plastique sur son avant-bras et hop sous la
douche.
Mercredi, nous partons manger à une roulotte en ville. Mais depuis
quelques jours, il pleut beaucoup et ce soir, la pluie nous contraindra
à nous réfugier sous l'auvent de la roulotte.
Vendredi 14, nous n'allons pas faire les courses comme d'habitude. Ce
soir là, nous décidons d'aller boire un cocktail à l'Intercontinental,
cet hôtel de luxe que nous avons découvert la semaine précédente. Il y a
beaucoup de monde. Nous saurons plus tard que c'est en raison du
spectacle de la "Soirée Merveilleuse". Un spectacle que nous n'avons pas
encore l'honneur de découvrir. Cela ne nous empêchera pas d'apprécier
deux délicieux cocktails tandis que les filles déambulerons entre les
tables. |
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Dans la nuit du vendredi au samedi, Emilie tombe malade. Papa finira la
nuit avec elle et dès le lever du jour, maman l'emmènera chez le docteur
qui diagnostiquera un laryngite. Le docteur en profitera pour faire les
mesures d'usage. Emilie mesure donc 99 centimètres et pèse 16 kilos.
Samedi 15, Manon, une copine de Lucie et d'Emilie vient avec sa maman
manger à la maison. Les filles, et en particulier Lucie, étaient
pressées de la voir arriver. Car ce soir, Manon ne rentre pas... Elle
dort à la maison dans la chambre de Lucie. Toute la soirée, elles feront
les 400 coups. Lorsqu'il sera l'heure de se coucher (à minuit passé
quand même), elles continuent de faire la fête, discutant et rigolant
chacune dans leur lit. A 1 heure 30, elles viendront même réveiller les
parents pour demander à boire... |
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Le dimanche 16, malgré l'heure tardive à laquelle elles se sont
couchées, elles ne seront pas les dernières à se lever. Et toute la
journée, elles joueront aux Petits Animaux la Tête qui bouge, à la
console V-smile. Elles feront même une partie endiablée de Monopoly
Junior.
Mais à 15 heures, c'est déjà l'heure de rentrer et tristement Manon
retournera chez elle.
Mais la journée ne s'est pas arrêtée pour autant. A 16 heures 32
exactement, nous avons ressenti des secousses à la maison durant
quelques secondes. Nous avons d'abord cru au passage d'un poids lourd,
mais la rue était déserte. Il s'avérera en fait qu'il s'agissait... d'un
tremblement de terre d'une magnitude de 3,2 à l'échelle de Richter.
L'épicentre de ce phénomène se situait dans la région du volcan
sous-marin de Teahitia, à 60 km à l'ouest de la presqu'île de Tahiti.
Une amie de maman racontera le lendemain qu'elle a vu les gens monter
sur les hauteurs dans son quartier. Ces derniers craignant un
hypothétique tsunami.
Alors que Lucie s'est vraiment éclatée avec sa copine, Emilie était trop
dans le coltard pour participer à leurs différentes activités. Toute la
journée, elle se videra aux toilettes malgré son absence d'alimentation
depuis deux jours. Quant à Odile, elle progresse de jours en jours. Dès
qu'on lui demande si elle veut boire ou manger, elle fait "oui" de la
tête. Dès qu'elle voit de l'alimentation, elle fait "miam, miam".
En ce moment, les deux grandes se battent pour jouer à la GameBoy.
Pourtant, elles peuvent jouer à la V-smile, mais non, il suffit que l'une
des deux prennent la GameBoy en main pour que l'autre veuille, comme par
hasard, y jour également. La réponse est directe : confiscation pour
toutes les deux. Comme cela, tout le monde sera... mécontent !!!
Odile se promène dans les pièces, ouvre les placard ou le meuble DVD et
sort tout ce qu'elle trouve.
Lucie, malgré son bras, dans le plâtre, se débrouille très bien de la
main gauche.
Ce sont les vacances. Mais Émilie est malade. Otite, laryngite... Il
faut être dans un des pays les plus chaud du monde pour être plus
souvent malade qu'en métropole. Cependant, nous essayons de sortir un
peu. Certes, en raison du plâtre à Lucie, nous ne pouvons toujours pas
aller au Méridien, et pour cause de grève des hydrocarbures, nous
limitons nos déplacements, mais nous allons nous promener en ville,
faisons les courses...
Mercredi 26, nous allons jusqu'au marae Arahurahu que nous apprécions
tant. Les filles peuvent courir tant qu'elles veulent, y compris à
présent Odile.
Nous jouons également sur le terrain en face de la maison. Mais nous
restons constamment sur nos gardes, car dans la maison attenante au
terrain, deux chiens pas vraiment agréable grogne après nous et peuvent
à tout moment sauter par dessus le muret. Je ne voudrais pas qu'une des
filles se fasse mordre. Il y a assez d'enfants défigurés par des
molosses sur le pays. Le journal est là pour le rappeler
quotidiennement. C'est une véritable plaie pour Tahiti que de voir tous
ces chiens errants.
Vendredi 28 mars. Enfin, Lucie va perdre son plâtre. Nous partons de
bonne heure pour la clinique Paofai à l'entrée de la ville. Nous
arrivons à 09 heures 30... pour ne ressortir qu'à midi 30 !!! Tout
d'abord passage chez l'infirmier pour "ôter" le plâtre. Cela a
d'ailleurs bien fait rire Lucie. Puis direction la radiologie vérifier
que les os se sont bien "réparés" et enfin passage chez le spécialiste
pour un dernier contrôle de routine. Durant tout ce temps, il a bien
fallu occuper les filles... tout en faisant le moins de bruit possible.
Alors, on s'est inventé des petits jeux genre "qui va rentrer le
prochain dans une pièce ? Homme ou Femme". Et celui qui perd à un gage à
faire. |
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En sortant,
nous allons voir les bateaux présents au salon nautique juste en face de
la clinique. Les filles ont de la chance, il y a personne et en plus,
elles peuvent monter sur beaucoup de bateaux. Les parents ont pu
apprécier la beauté de ceux-ci pendant ce temps. Puis, vu l'heure, nous
avons mangé dans un petit restaurant proche de la voiture. Frites pour
les filles (comme d'habitude), salade pour Nadia et poulet/frites pour
Christophe.
L'après-midi, après la sieste d'Odile, direction... le Méridien pour de
grandes retrouvailles avec la piscine.
Samedi 29, rebelote pour se baigner dans la piscine du Méridien. Les
filles ont retrouvé avec plaisir cet endroit si agréable
Le 30 mars, Odile a sa septième dent. |
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AVRIL |
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Avril démarre sous les
vacances. Christophe travaille encore. Aussi, le mercredi 02, toutes les
filles vont le chercher à 11 heures 45 pour aller à la bibliothèque. Sur
place, nous mangeons un McDo que Nadia avait acheté sur la route, puis
nous allons choisir des livres.
Le week-end à Moorea.
Le 04, nous partons pour trois jours au Fare de Moorea. Nous l'avons réservé depuis trois mois cette
maison appartenant au cercle mixte. Ainsi, le vendredi 04, nous partons
de la maison à 08 heures pour attraper l'"Arimiti Ferry" de 09 h 15. A
08 heures 50, nous sommes dans le bateau et la voiture dans la soute. La
traversée dure 50
minutes. Durant ce temps, nous aurons le temps de faire le tour de ce
grand bateau, Odile tombera un nombre impressionnant de fois, Lucie fera connaissance d'une copine
(qu'elle retrouvera également au retour),
Émilie veut ses sœurs, et nous... nous gérons la crise. Déjà ! |
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Une fois débarqués à
Moorea pour notre deuxième voyage
sur l'île sœur, nous allons tranquillement prendre possession de notre
"dortoir". A peine arrivés, nous
découvrons une bien sympathique maison tout confort comprenant deux
grandes chambres. Dans la première dormiront Lucie et
Émilie, tandis que
dans la seconde s'aliteront Odile et les parents. Ce fare est idéalement
situé dans la baie de Cook au bord de l'eau. Certes, il n'y a pas de
plage, mais on peut très facilement accéder à la mer. D'ailleurs, une
fois les bagages dégagés, nous nous changeons et fonçons goûter aux
plaisirs de l'eau. Puis nous nous équipons de tenues de sauvetage et
faisons un tour de canoë en plastique. Pour un premier essai, ce ne fut
pas vraiment concluant. La houle était vraiment forte, et nous avons eu
du mal à rentrer à la maison. |
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En fin de matinée, nous
partons déjeuner chez Alfredo's, une pizzeria proche du logement. Ce
n'est pas le grand top au vu du prix, mais nous nous en contenterons
pour l'après-midi. Après déjeuner, nous retournons au fare afin de
permettre à Odile de se reposer. D'ailleurs, Christophe l'imitera
rapidement. Puis nous partons sur le marae proche du Belvédère.
Contrairement à la fois précédente, nous traversons un petit ruisseau et
parcourons quelques centaines de mètres parmi la forêt de Moorea. Ce fut
une ballade bien agréable. Ensuite, nous allons faire quelques photos
depuis le Belvédère. Nous n'avions pas pu conserver les précédentes
puisque nous avions été cambriolés quelques jours après notre journée à
Moorea. |
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En redescendant, nous
bifurquons vers la baie d'Oponuhu en passant par un chemin de terre
carrossable. Nous découvrons de nouveaux paysages et de vastes "champs"
d'ananas.
Un rapide passage par le fare, et nous allons boire l'apéritif au
Sheraton, un superbe hôtel de luxe. Nous profitons de l'"happy hour" (un
cocktail à moitié prix) et profitons de ce moment de repos. Le cadre est
tout simplement splendide, les serveuses très gentilles. D'ailleurs,
l'une d'entre elles donnera aux filles des ballons. Pendant que ces
dernières s'éclateront, nous, nous apprécierons cet endroit à sa juste
valeur. Vers 19 heures, nous sortons et allons manger dans une roulotte
proche de l'hôtel. Jamais nous n'avions aussi bien mangés à ce genre
d'établissement. Puis, nous rentrons à la maison pour 20 heures. Les
filles, évidemment, ne veulent pas dormir malgré leur fatigue évidente.
Elles sont trop heureuses d'être là. Ainsi, elles passeront la soirée
avec nous en jouant. Elles s'endormiront d'elles-mêmes vers 22 heures.
Le lendemain, samedi 05, nouvelle journée d'aventures. Nous commençons
par prendre un copieux petit déjeuner. A cet effet,
Émilie et son papa
partent à une boulangerie proche du fare et ramènent brioches et autres
croissants. Puis, nous nous rééquipons pour une nouvelle promenade sur
la baie en canoë. Contrairement à la veille, il n'y avait ni houle, ni
vent. Ce fut un véritable plaisir que de ramer à la limite de la
barrière de corail où se trouve la majorité des poissons multicolores.
Une heure et une bonne douche plus tard, nous partons vers
l'Intercontinental. Sur la route, nous nous arrêtons chez Manutea, le
plus célèbre fabriquant de jus de fruit. Les parents ont goûté quelques
alcools locaux tandis que les filles ont dégusté une bouteille de jus
d'ananas. Ensuite, direction l'Intercontinental pour le déjeuner. Mais
une fois sur place, nous avons d'abord été voir le centre de soins pour
tortues. Il s'agit d'un petit bras de mer où, dans un enclos, se
reposent trois tortues mal en point. Elles sont toutes les trois
splendides et font le bonheur des enfants (et le nôtre également). |
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Puis nous nous sommes
dirigés tranquillement vers le restaurant en passant parmi les
innombrables bungalows. Il est environ midi lorsque nous arrivons dans
ce splendide établissement. Le temps de savourer la vue sur le lagon et
nous nous installons à table. Ce week-end, nous ne regardons pas (trop)
à la dépense. Donc nous nous régalons. Entrée, plat (T-Bone pour
Christophe) et dessert !!! Bonjour le régime. Il est presque 14 heures
lorsque nous sortons de table et les filles ont bien tenues le coup.
Nous nous rendons ensuite au Tiki Village, un petit village d'artisans
et de spectacles. Nous sommes un peu déçus de la visite, quoiqu'il
semblerait que le spectacle proprement dit vaille le déplacement. Mais
celui-ci se déroule en début de soirée. Nous retournons rapidement à la
maison mettre nos maillots de bains et allons sur une plage longeant la
baie de Cook, lieu où se retrouve une partie de la population.
Nous ne pouvons aller très loin dans l'eau, car le corail se situe à
moins de cinq mètres du rivage, mais l'eau est si chaude et le sable si
doux que nous nous laissons bercer par les vagues tandis que les filles
font de petits châteaux de sable. Il est passé 17 heures lorsque nous
rentrons. Nous achetons quelques victuailles et passons une soirée
tranquille au fare.
Le dimanche 05, il faut libérer ce logement si douillet. Mais ce n'est
pas pourtant l'heure de rentrer. Nous fonçons jusqu'au Pearl, le
troisième hôtel de luxe que nous fréquenterons ce week-end. D'habitude,
seuls les résidents de l'hôtel peuvent accéder à la superbe piscine,
mais les touristes ne sont pas au rendez-vous et nous pouvons donc y
passer la journée. Auparavant, nous prendrons un copieux petit-déjeuner
américain (mais qui ne vaut pas l'inimitable Méridien), puis nous
prenons possession de la piscine. Possession, car de toute la journée,
nous ne verrons que peu de nageurs. Les filles copineront cependant avec
d'autres filles et s'amuseront comme des folles. Malgré le
petit-déjeuner, vers 13 heures, nous avons faim (surtout Christophe).
Nous nous ferons alors amener un panini accompagné de frites et de
boissons fraîches sur les transats. Le bonheur !!! |
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A 15 heures, notre
journée est interrompue par la pluie. Mais il est de toutes façons
bientôt de nous diriger vers l'embarcadère pour rattraper le bateau qui
nous ramènera à la maison. La fin du voyage verra
Émilie et Odile
s'endormir dans la voiture. Il est passé 18 heures et demain, c'est
l'école pour les filles. Une douche, un rapide repas et au lit... pour
rêver de ce si bon week-end.
La semaine qui commence s'annonce orageuse. Il pleut tous les jours,
mais la chaleur est toujours présente bien qu'à présent, nous sommes
bien adaptés. D'ailleurs, il suffira qu'elle descende à 26° degré une
nuit pour que Christophe ait un peu "froid". Cherchez l'erreur.
Odile verra cette semaine là sortir sa huitième dent. Lucie adore lire
seule et corrigera même son père lorsqu'il fera (intentionnellement) des
erreurs en lui lisant un livre de Yakari.
Émilie, quant à elle,
joue à la V-Smile ou regardera des DVD en début de soirée. Par contre,
elle joue également beaucoup avec sa petite sœur.
Pour revenir à Odile, elle adore partir à la "chasse" aux margouillats.
La nuit tombante, elle les cherche sur les murs et dès qu'elle en voit
un, elle le montre du doigt en prononçant "gou'a". Autre nouveauté pour
la petite dernière, elle sait montrer du doigt son nez, ses oreilles, sa
bouche et ses cheveux lorsque l'on lui demande.
L'anniversaire chez Maxime.
Samedi 19, Lucie et Émilie
sont invitées à fêter l'anniversaire de Maxime, leur premier copain de
Tahiti (bientôt un an...). A 13 heures 30, nous les laissons à la
résidence Tropiques où elles vont passer un après-midi de folie. Jusqu'à
17 heures, elles vont courir, crier, chanter et partager des purs
moments de joie avec Maxime et quelques autres privilégiés. Elles
dégusteront même un délicieux gâteau au chocolat. Pendant ce temps, les
parents partiront au salon du tourisme place Toata avec Odile, puis
"visiteront" le Sheraton, un hôtel que nous n'avions pas encore eu
l'occasion de découvrir. Nous avons été très déçus des prestations de cet
établissement. Trop proche du port et de l'aéroport avec ses nuisances
sonores et ses déchets de toutes sortes, nous n'en conserverons pas un
très bon souvenir. Nous prendrons cependant une boisson fraîche au bar
de l'hôtel. Ce dernier ne reflète pas non plus le luxe que l'on pourrait
attendre. Pour l'anecdote, le serveur (dans une tenue assez pittoresque
(chaussettes blanches et baskets avec veste plus traditionnelle) viendra
nous ramener la monnaie (certes très minime). Arrivant vers nous, il
nous demandera si nous désirons des serviettes. Devant notre refus
cordial, il s'en retournera avec la monnaie en nous remerciant... |
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L'anniversaire de
Christophe.
Le 24, c'est
l'anniversaire de Christophe. Dès son arrivée à la maison, les grandes
lui sauteront dessus et lui souhaiteront un anniversaire dont il se
souviendra longtemps. Remise de cadeau, dégustation de gâteau, apéritif
amélioré. Des moments bien appréciables.
Ces derniers jours, les deux grandes se chamaillent pour rien. C'est à
la première qui aura un jouet dans les mains... Alors, çà sévit et les
filles boudent.
A l'heure de se coucher, ce sont Odile et Émilie
qui font des siennes. Odile refuse de dormir, se lève dans son lit et
pleure, pour ne pas dire hurle. Alors et afin de laisser les deux
grandes dormir, nous la prenons avec nous dans le salon... Et quelques
secondes plus tard, c'est Émilie
qui vient sans faire de bruit. Elle n'arrive pas à dormir sans sa sœur
dans la chambre.
La fête de l'école.
Le dernier week-end d'avril, et en particulier ce samedi 26, va être
bien chargé...
Ainsi, malgré cette journée de repos, nous nous levons à 06 heures. Il
faut se préparer car aujourd'hui, c'est la fête de l'école des deux
grandes. Nous sommes à Notre Dame des Anges pour 07 heures 30. Les
filles se dirigent vers leurs salles de classe, tandis que les parents
vont s'assoir face au podium où vont se présenter les enfants des
classes de la maternelle. Le spectacle commence peu après 08 heures. La
foule des grands jours est là à attendre d'apprécier les prestations de
leurs enfants. Celles-ci commencent avec les plus petits pour terminer
vers 09 heures avec les grands.
Émilie et Lucie passent ainsi en milieu et fin de spectacle.
Émilie présentera un
spectacle de percussions tandis que Lucie effectuera une danse moderne
sur un rythme endiablé. Malheureusement pour nous, elle se trouve dans
le fond du groupe et nous le verrons que peu, contrairement à
Émilie qui se situe sur
le devant de la scène. Le spectacle terminé, nous récupérons les filles
et divaguons entre les nombreux stands présents dans la cour du collège
Notre Dame des Anges. Les filles sont enchantées, les parents beaucoup
moins, car la foule est vraiment trop nombreuse et l'accès aux
différents stands difficile et rebutant. Ainsi, malgré une attente
interminable, nous n'aurons jamais ce cornet de frites tant attendu.
Mais les filles s'amusent, font des tours de manège, gagnent de petits
lots, et çà, c'est bien le principal. |
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Le salon du Fenua.
Vers 10 heures 30, nous
partons en ville au salon "Made in Fenua". 74 exposants présentent leur
savoir-faire en matière d'artisanat. Les stands sont tous plus
intéressants les uns que les autres. Mais évidemment, les prix sont à
l'avenant. Nous effectuerons cependant quelques petites emplettes et boirons un délicieux jus d'ananas local.
Vers midi, nous retournons à l'école des filles pour voir les résultats
de la tombola à laquelle nous avons acheté des tickets. Celle-ci n'étant
pas réalisée, et les stands d'alimentation toujours aussi sollicités,
les grandes font encore deux tours de manège et nous partons déjeuner
chez McDo.
L'après-midi, après la sieste d'Odile (et de Christophe en
l'occurrence), nous partons au Méridien nous baigner. Enfin, surtout les
filles car l'eau est froide (voilà que nous commençons à être
difficile). Nous nous installons dans les transats tandis que les filles
s'amusent avec le sable de la piscine. D'habitude, la journée s'arrête
avec notre retour à notre domicile. Mais pas ce jour là.
La soirée chez Manon.
à peine rentrés, nous
nous changeons et partons chez Manon, la copine des filles. Leur maman
nous a invité pour son anniversaire. Nous passerons la soirée et une
bonne partie de la nuit à Arahiri, l'autre résidence militaire située à
Arue. Tandis que les grands discuteront, mangeront et boiront (un peu),
les deux grandes s'amuseront avec de nombreux enfants présents pour
l'occasion. Lucie jouera un max à sa copine Manon,
Émilie se déplacera de
groupes en groupes, s'amusant avec l'un et l'autre, puis tombera de
sommeil vers 23 heures. Elle finira la soirée dans le lit de Manon.
Lucie, elle, "tombera" vers 01 heure 30 et s'endormira sur le canapé.
Odile, quant à elle, passera la soirée dans les bras de Nadia et
Christophe. Elle aura vraiment du mal à s'endormir (vers minuit), mais
une fois ses yeux clos, elle restera calée dans les bras des parents
occupés à discuter jusqu'au départ à... 03 heures du matin. Il y avait
bien longtemps que nous n'avions pas été nous couchés aussi tard. |
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MAI |
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La sortie à Papeete
Le 03, nous démarrons
tranquillement ce mois de mai en nous promenant à Papeete. Sur le front
de mer, nous admirons quatre superbes bateaux. Le plus luxueux d'entre
eux, le "Falcon
Maltese" serait le plus beau et plus grand voilier de luxe privé.
Nous découvrons également un nouveau bateau de croisière, le "Sapphire
Princess". Nous irons ensuite flâner en ville. |
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La journée à
Punaauia
Le 04, nous allons prendre notre petit déjeuner au Méridien. Un petit
déjeuner avec mets chauds ou froids à volonté. Nous nous régalons
évidemment. Puis pour tasser tous ces aliments, nous allons au musée de
Tahiti nous promener sur le front de mer à la Pointe des Pêcheurs. Nous
avons joué au ballon, couru et admiré la vue splendide sur Moorea. Nous
avons également pu voir deux jeunes gens sur une pirogue poser leur
filet pour le relever bien garni quelques minutes plus tard.
L'après-midi, nous retournerons au Méridien... pour nous baigner. Mais
l'eau est souvent trouble ces dernières semaines. Christophe et Nadia
ont ainsi attraper des otites bien désagréables. |
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La promenade au
Radisson et à la foire de Mai.
Trois fois par an, des foires sont organisées à Pirae. Celle de mai est
la première de l'année. Comme les précédentes, nous nous y rendons en
début de matinée de ce 10 mai. Cela nous fait une sortie mais force est
de reconnaître qu'il n'y a pas grande chose à chiner. Il s'agit plutôt
pour les commerces de Papeete de vendre leurs surplus à des prix pas
toujours intéressants. Nous préférons nettement voir les stands des
nombreux artisans de Polynésie française.
Aussi, après une heure à déambuler entre les stands, nous partons voir
le Radisson. Un de derniers hôtels que nous n'avons pas vu. Il est tout
simplement superbe. Située à la sortie d'Arue sur la côte Est, sa
particularité est d'avoir une plage de sable noire. Avant de partir,
nous avons apprécié une boisson fraîche. L'après-midi, comme tous les
fins de semaine et jours fériés, nous nous sommes rendus au Méridien
apprécier la piscine. |
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Les 3 cascades.
Dimanche 15, de bon matin, et après avoir regardé un reportage sur
une chaîne locale, nous décidons de nous rendre à la vallée de la
Fautuaa à Pirae. Mais arrivés sur place, nous nous rendons compte que
l'accès est bloqué par un grillage. Il faut d'abord se rendre à la
mairie payer un droit d'accès de 600 CFP par personne, puis après avoir
défini un jour de visite, appeler via l'interphone situé à proximité du
grillage le permanent. Et c'est celui-ci qui nous permettra d'accéder à
cette vallée dont nous avons entendu tant de biens.
Ne pouvant donc accéder ce jour à ce lieu, nous continuons notre route
jusqu'au 3 cascades proches du trou du souffleur. Nous avions déjà vu la
première des trois cascades, mais aujourd'hui, fort de nos baskets au
pied, nous décidons de voir les deux dernières. Bien nous en a pris, car
le chemin est facilement accessible (même aux filles) et les cascades
sont splendides. Il faut ajouter que les grandes se sont régalées à
parcourir le chemin cahoteux nous amenant jusqu'au deux chutes d'eau
situées à moins de 20 minutes du parking. |
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Il est près de midi
lorsque nous retournons à la voiture. Plutôt que de retourner vers
Papeete, nous continuons la route vers Taravao à la recherche d'un petit
restaurant. C'est la première que nous bouclerons le tour de Tahiti.
Depuis notre arrivée sur le pays, nous n'en avions encore jamais fait le
tour. Mais, le long des 28 kilomètres nous séparant de Taravao, nous ne
verrons qu'un seul point de chute situé à deux kilomètres de la ville.
Cette partie de l'île est plutôt désertique. La côte n'est pas protégée
par une barrière de corail et il faut avouer que le contraste avec
l'autre côté de l'île est saisissant. C'est bien plus pittoresque. La
côte fait bien plus sauvage. Arrivés à Taravao, nous continuons jusque
chez Marie Claire, un petit chinois dont nous avons désormais
l'habitude. Pour ce dimanche, c'est jour de fête. Deux jeux gonflables
ont été installées et il y a foule autour de ceux-ci. Mais les filles ne
sont pas enchantées. Emilie montera bien dans l'un des deux, mais
intimidée, elle ne renouvellera pas l'opération et retournera à table.
Après déjeuner, nous continuons le chemin, passons devant le Méridien,
rentrons rapidement mettre nos maillots de bain... pour nous reposer de
cette journée à la piscine... du Méridien.
Décidément, les filles adorent ce lieu. D'autant plus qu'elles ont
trouvé depuis quelques semaines des copines qu'elles retrouvent très
régulièrement. Ainsi, pendant que les grandes jouent avec leurs amies
respectives, Odile fait des châteaux de sable et les parents se reposent
tranquillement sur les transats.
Odile
Odile grandit, vous le
savez. Mais de jour en jour, elle nous épate notre petite dernière.
Ainsi, avant de s'endormir, elle nous dit bonne nuit de la main et
parfois elle nous fait un gros bisou avec la bouche.
Avec ses sœurs, c'est une fan de dessins animées et en particulier des
nouvelles aventures de Lucky Luke. Ainsi, durant le générique, alors que
le chanteur prononce "Lucky Luke" et que les Dalton remuent la main de
haut en bas, les filles font de même. Rires garantis.
Autre exemple, dès que je vois le générique de "Marsupilami", je dis "Houpa".
Lucie
Lucie a une correspondance avec une de ses "anciennes" copines de
Châlons-en-Champagne. Elle s'appelle Elisa. Toutes les deux s'envoient
régulièrement des courriers avec des petits cadeaux. Ainsi, ce mois-ci,
Lucie a reçu un nouveau courrier avec un livre de
Mini-Loup. Dès
qu'elle a ouvert son enveloppe, Lucie a foncé dans sa chambre pour lire
sa carte jointe et dévoré le livre. Le lendemain à midi, elle l'a déjà
lu toute seule. Et encore, si les parents ne l'avaient pas arrêté la
veille au soir, il est certain qu'elle s'endormirait avec le livre sur
les yeux...
Les week-ends, les filles se retrouvent sur la table de salon, les deux
petites assises sur leurs petites chaises, et Lucie, la grande, assise
sur un tabouret. Ainsi, devant les dessins animés, elles déjeunent des
Sao, des genres de biscottes, avec de la confiture.
Les soirs de semaine, nous lisons toujours de temps en temps un livre
emprunté à la bibliothèque, mais Lucie se débrouille de plus en plus
seule.
Le 17 mai, alors qu'émilie
était tranquille assise sur le canapé, un margouillat lui est monté sur
le bras.
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Le 21,
émilie se fait belle.
C'est le jour de la photo de classe. Le 26, c'est au tour de Lucie.
Elles sont splendide avec leur couronne de fleurs et leur tenue
tahitienne achetées sur place par Nadia.
Le 28, c'est la fête des Mères. Cela faisait une semaine que Lucie
parlait de son secret à Christophe, sans en rien à Nadia. Le jour J, les
deux grandes ont profité d'une rapide absence de maman pour cacher leur
trésor. Une fois revenue, elles ont joué au "ni chaud, ni froid". Nadia
était vraiment très émue.
Odile
Elle finit très bien son mois de juin, puisqu'elle fait caca dans le
pot. |
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JUIN |
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Juin va s'annoncer fort
en émotions comme vous allez vite vous en rendre compte.
Le 01, nous partons au Salon des Marquises à Pirae. Nous faisons assez
rapidement le tour des 80 artisans proposant leurs produits locaux. Les
mêmes produits reviennent régulièrement et quoique très beaux, ils sont
assez chers.
Puis Nadia nous laisse sur un (très rare) parc de jeux pour enfants. Les
deux grandes s'amusent comme des folles le temps que maman fait quelques
courses chez le magasin Hyper U.
Tous les après-midi des week-ends, nous allons nous reposer au Méridien.
Lucie y retrouve assez régulièrement une copine, Raphaëlle, qui a son
âge. Toutes les deux, elles discutent dans l'eau tout en nageant
ensemble. |
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Pendant ce temps, les
deux petites font des châteaux de sable et jouent au bord de la piscine.
Le 08, nous partons en groupe avec des collègues à Moorea. Nous allons
passer une journée d'enfer. Tout d'abord, nous nous retrouvons tous au
port à 07 heures pour embarquer à pied dans l'Aremiti V. Le temps est
assez maussade et la pluie s'approche. Et effectivement, à peine
débarqués, nous subissons une petite averse. Le temps de monter dans le
truck qui nous attend pour nous emmener de l'autre côté de l'île et de
faire quelques kilomètres que déjà, les nuages sont loin. Après une
bonne demi-heure à 30 km/h, et arrivés au Tapu Lodge, nous débarquons...
pour rembarquer dans une vedette de touristes. Notre guide nous fait
découvrir les baies de Cook et d'Opunohu depuis la mer. Puis nous nous
dirigeons sur les tikis immergés. Des tikis taillés dans la pierre et
posés à moins de quatre mètres sous la mer. Mais la houle est vraiment
très forte et nous nous jetons à peine dans l'eau, Lucie et Christophe,
que nous remontons. Quelques minutes plus tard, nous repartons un peu
plus loin voir les raies et les requins. Par chance, il y a moins de
houle et les mêmes que précédemment se jettent à l'eau. Le contact avec
les raies est fantastique. Nous les touchons et les touchons à nouveau.
Après plusieurs minutes de plaisir, nous remontons à bord. Le bateau se
dirigent alors sur un motu face à Moorea. Sur celui-ci, nous mangeons un
délicieux barbecue, puis nous prenons le temps du temps. Les nombreux
enfants jouent au bord de l'eau, lorsqu'à quelques minutes du départ,
deux raies, attirées par un guide, s'approche du bord de la plage. Les
filles, et en particulier, émilie,
s'approchent d'elles. Elle la touche et essaie même de lui donner un
morceau de poisson à manger. Mais c'est déjà l'heure de rentrer pour
attraper le bateau qui va nous ramener à Tahiti. Malgré la fatigue, les
trois filles tiendront jusqu'à la maison sans dormir. Par contre, une
fois arrivés, elles ont rapidement sombré dans un profond sommeil. Les
parents aussi d'ailleurs... |
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émilie
Depuis quelques semaines, émilie
devient colérique. Tant que tout va bien... tout va bien, mais si elle
est contrarié, si on lui demande de faire quelque chose et qu'elle
refuse, c'est autre chose, elle se met en colère, trépigne, se fâche et
finit par être reprise par ses parents. Elle se met alors à pleurer en
tapant du pied. Dans ces cas, il n'y a pas trente six solutions, elle
finit au lit !!! Quelques minutes plus tard, elle est calmée et tout
rentre dans l'ordre.
La sortie scolaire
Le 10, c'est la sortie scolaire. Et pour l'occasion, l'école a sorti
le grand jeu !!! Rien moins que d'aller dans le bassin des dauphins au
BeachComber de Moorea. Par chance, Christophe est accompagnateur.
Ainsi, donc, tôt le mardi 10 (avant 06 heures du matin), Lucie et son
père partent à l'école pour une journée pas comme les autres. Quant à
Nadia, Odile et émilie,
elles restent à la maison. Notre moyenne est assez malade. Elle
profitera de la journée pour se reposer.
A l'école, le maître de Lucie, monsieur Heimata, donne à Christophe
l'enveloppe contenant les billets de bateau de Lucie, de Mihianna et de
Igamon, les enfants dont Christophe avait la charge pour cette journée.
Pour tout vous dire, avec Lucie aucuns problèmes, avec Igamon non plus,
un enfant très gentil quoique très timide, mais par contre, concernant,
Mihianna, ce fut un peu différent. C'est une fille hyper dynamique qui
doit faire l'objet d'attentions particulières et que Christophe n'a pas
lâché des yeux de la journée. Elle n'était pas la dernière à vouloir
faire des bêtises... Mais, à part cela, ce fut une superbe journée pour
les enfants... et les accompagnateurs. |
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Nous avons d'abord pris
le bus jusqu'au port, puis l'Aremiti Ferry jusqu'à Moorea, puis le truck
jusqu'au BeachComber... pour être accueilli par deux filles s'occupant
des dauphins.
Après avoir pris leur petit déjeuner, les enfants ont eu droit à une
petite séance d'explication sur les animaux peuplant la mer. Ensuite,
nous sommes tous allés à l'hôpital des tortues (que Lucie avait déjà vu
il y a quelques mois). Sur place, les accompagnatrices ont expliqué aux
enfants pourquoi deux tortues étaient blessés ou malades.
Puis, vers 10 heures, nous sommes (enfin pour les enfants qui
n'attendaient que cela) allés aux enclos des dauphins. Par groupe de 9,
nous sommes allés dans l'eau durant un bon quart d'heure. Dans cet
élément, les enfants ont pu toucher, caresser et apprécier un dauphin.
Pour le groupe de Lucie, ce dernier s'appelait Aito (le costaud). Les
enfants ont été réellement enchanté de ces minutes de bonheur. Mais tout
a malheureusement une fin, et il a bien fallu sortir de l'eau pour se
rhabiller. Pour l'anecdote, Sœur Rolande était dans notre groupe et,
après avoir passé un maillot de bain (d'une autre époque), est venue
avec nous dans l'enclos des dauphins.
Lorsque tous les groupes sont passés, il est déjà presque midi, et les
ventres commencent à gargouiller. Nous reprenons les trucks et
retournons en direction du port. Arrivés à quelques centaines de mètres
de celui-ci, nous nous arrêtons dans une espèce d'auberge de jeunesse.
Une fois tous les enfants assis à une gigantesque et unique table, nous
dévorons une barquette de riz avec du chao-men et savourons des ananas
en dessert. |
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Après cet
intermède bien agréable, nous reprenons une fois de plus les bus et
prenons la direction opposée au port pour nous diriger vers une immense
plage proche du Sofitel. Une fois les lieux "sécurisés", les enfants
peuvent enfin aller se baigner ou jouer au football. |
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Mais la pluie arrivant
et l'heure passant, il est déjà temps de se rhabiller pour ne pas rater
le bateau qui va nous ramener à Tahiti. Nous reprenons donc une nouvelle
fois les trucks qui nous déposent au port. Arrivant avec une bonne
demi-heure d'avance, les maîtres, après avoir fait s'assoir les enfants
quelque peu "excités", vont chercher des bananes et autres fruits. Les
accompagnateurs, durant ce temps, canalisent les enfants en les évitant
de se détacher du groupe. Pour ma part, je ne lâche pas des yeux
Mihianna, qui n'attend qu'un moment d'inattention de ma part pour aller
faire des bêtises...
Mais le bateau est déjà là et nous rentrons à la nuit tombée sur Tahiti.
Un dernier petit voyage en bus et nous sommes enfin rendus à l'école
Notre Dame des Anges. Une fois les enfants dans la cour d'école et
récupérés par leurs parents, et Lucie et Christophe partent retrouver le
reste de la famille qui n'a pas quitté de la journée la maison.
Evidemment, nous sommes accueillis chaleureusement par
émilie et Odile, et Lucie
passera le reste de la journée à raconter ses aventures.
Ces derniers jours, il
fait plus frais durant la nuit. Ainsi, nous apprécions les tifaifai, ces
épais morceaux de tissus locaux qui nous "protègent du froid"... Dire
que cela fera bientôt un an que nous serons là et nous avions trouvé
qu'il faisait trop chaud !!!
Les week-ends, comme d'hab, nous allons à la piscine du Méridien, mais
nous attendons cependant qu'Odile ait fini sa sieste. Assez souvent,
Christophe en profit également pour s'assoupir quelques (dizaines de)
minutes, parfois accompagné d'émilie.
La fête des Pères
Le 15, c'est la fête des Pères. Les filles attendent (impatiemment)
le feu vert de maman pour passer "aux hostilités". Après avoir caché les
cadeaux, elles jouent au "ni chaud, ni froid" avec Christophe pour le
guider dans ses recherches. Elles sont fières du cadeau qu'elles lui ont
fait. Ainsi, émilie a
confectionné un pot à crayons accompagné d'une jolie lettre tandis que
Lucie a réalisé un jeu de sous-bock emballé dans un joli tissu coloré
par ses soins.
Odile
Elle adore se promener avec ses parents et ses sœurs. Ces derniers
jours, lorsque nous sortons, elle prononce "ains" et tendant sa main
vers un des deux parents. Une fois fait, elle demande la même chose à
l'autre parent, l'objectif étant que Nadia et Christophe lui tienne
simultanément les deux mains.
D'ailleurs, elle parle de plus en plus. Après "Ains" pour main, elle dit
"oif" pour soif et autres onomatopées suffisamment compréhensibles.
De temps en temps, elle demande également à aller aux toilettes. Il faut
ajouter que nous la promenons de plus en plus souvent nue dans la
maison. Lorsqu'elle a besoin de faire la petite ou la grosse commission,
elle montre ses fesses et demande à ce qu'on lui remette sa couche. Une
seule fois, elle a lâché quelques gouttes dans les toilettes des grands.
Sa grande sœur, Lucie, adore la porter, au grand désespoir d'Odile, qui
veut marcher.
Les dix ans de
mariage
Le 20 juin, les parents fêtent leurs dix ans de mariage. Dix ans de
bonheur évidemment sans jamais de dispute, jamais de prise de tête
(comme tous les couples d'ailleurs), mais malgré dix ans à toujours
s'aimer (c'est beau l'amour !!!).
Pour fêter l'événement, Christophe avait acheté il y a une dizaine de
jours deux boucles d'oreilles avec des perles, pensant faire une bonne
surprise à Nadia.
Le soir du 20, nous partons dîner en famille au Méridien. Après avoir
mangé une entrée, Christophe s'apprête à sortir le grand jeu... lorsque
Nadia, le précédant, sortit une boîte contenant un collier avec un
margouillat en or tenant une perle par la bouche... Pour l'effet de
surprise, il repassera !!! Mais, Nadia et Christophe furent cependant
très heureux du cadeau respectif.
Et les enfants pendant ce temps, il vadrouillait autour des tables,
gentiment et sans bruit.
Vers 20 heures 30, nous avons eu droit à un fabuleux spectacle tahitien
avec danses haka, traditionnel et impressionnante danse du feu. Une
heure de plaisir pour les yeux. Les filles ont adoré tout autant que les
parents. Un spectacle à revoir rapidement.
Nous avons ainsi passé une superbe soirée en famille. |
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La journée du 21 juin.
Après l'excellente soirée de la veille, nul doute que nous allions
nous reposer ce samedi 21. Eh bien, perdu. Vers 09 heures, nous partons
en ville et nous garons au parking de l'Assemblée. Tandis que maman alla
voir les artisans proposant des produits issus de la vanille,
Christophe, accompagné des deux grandes, alla dans les jardins de la
Reine dont son célèbre étang.
Puis, nous nous sommes promenés (un peu forcé par Lucie) au centre Vaima.
Après nous être arrêtés quelques minutes devant un groupe interprétant
de célèbres morceaux de rock (c'est la fête de la Musique), nous avons
été à la librairie de ce centre. Lucie, ayant lu un livre en classe,
voulait absolument que nous l'acquérions. Et ce que fille veut...
Puis, nous sommes partis au Rimapp (Régiment d'Infanterie de Marine de
Papeete), l'unique régiment de l'Armée de Terre présent à Tahiti. Nous
avons profité de la journée des Portes Ouvertes pour découvrir cet
endroit.
Les filles ont fait trois pêches à la ligne, un tour de petit train, bu
une boisson fraîche et mangé quelques frites (de qualité très moyenne).
Mais la chaleur nous a obligé à nous replier à la maison. Cela faisait
longtemps qu'il n'avait pas fait aussi chaud. C'est donc complètement
fiu que nous nous sommes replié à Punaauia.
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Le nettoyage du scooter.
Le 22, profitant d'un beau soleil, les deux grandes et Christophe
ont nettoyé le scooter dont il se sert pour se rendre à son travail.
Tout d'abord, il s'agit de se mettre en culotte car généralement, nous
sommes autant mouillés que le véhicule. Puis remplissage d'un seau d'eau
et enfin, récupération des deux tuyaux d'arrosage. Et c'est parti pour
une bonne séance de rigolade. Certes, le scooter sera nettoyé, mais les
abords également, sans parler des filles qui sont trempées et de
Christophe qui essaie, tant bien que mal, de passer entre les jets
d'eau... Les filles adorent.
Le parcours des "combattantes".
Ce même jour, nous avions envisagé d'aller nous rafraîchir au
Méridien. Mais en début d'après-midi, le temps s'est rapidement couvert
et les gouttes ont commencé à tomber. Que faire de cet après-midi ? Les
filles ont alors improvisé un parcours de "combattantes" sur la terrasse
couverte. Les meubles de jardin ont été disposés sur toute la longueur
afin de créer des obstacles naturels à franchir. Au bout de la terrasse,
des coussins signalent la fin du parcours. Ainsi, toute l'après-midi,
les trois filles ont "escaladé", "rampé", "évité" les chaises, tables et
autres fauteuils. Un remake de ce qu'elles avaient vu la veille au
Rimapp. |
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La dernière semaine scolaire.
Nous sommes fin juin et c'est déjà la dernière semaine de scolarité
pour Lucie et émilie. En
classe, elles passent plus de temps à regarder des vidéos qu'à
apprendre.
Mercredi 25, les parents sont conviés à assister à la messe de fin
d'année scolaire à l'église Saint Joseph. Arrivés à 08 heures,
les parents ont vu les enfants se diriger par classe dans l'église.
Lucie était au premier rang devant l'autel tandis qu'émilie
et sa classe se situait sur la partie droite de l'édifice.
Durant près d'une heure, les nombreuses classes chanteront ensemble des
chants de joie. Lucie se rendra à un moment avec deux de ses copines sur
l'autel pour lire une action de grâce.
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JUILLET |
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Après un mois de juin
aussi dense, cela sera dur de faire aussi bien. Et pourtant, juillet ne
rime pas avec vacances, mais pourtant les deux grandes y sont bien et
n'ont pas l'intention de s'ennuyer...
Et comme la fête foraine s'est installée depuis quelques jours à
Punaauia et à Faa'a, il est certain que ce mois de juillet devrait
être... chaud.
Mais pour l'instant, Christophe travaillant, Nadia doit s'occuper des
trois monstres... Monstres, car les filles ne sont pas les dernières
pour faire les 100 coups à la maison. Certes, dès que possible, les
filles sortent et vont à la piscine, mais elles ne peuvent quand même
pas y passer la journée.
Mais bon, le 04, Christophe est en vacances et "devrait" prendre le
relais.
La Fête foraine.
Cela commence quand même pas trop mal puisque le 02, nous allons passer
le début de soirée à la fête foraine. Nous commençons par la fête de
Punaauia. Inutile de vous dire que les filles sont enchantées. Les deux
grandes retrouvent avec plaisir le "dragon", ce train pour enfants qui
va plutôt vite. Odile, elle, est un peu effrayée par toutes ces lumières
et ces bruits. Mais assez rapidement, elle prendra goût aux jeux et en
redemandera.
Mais, à Punaauia, l'aire de jeux est assez restreinte, nous partons
alors sur une seconde fête foraine située à Faa'a près de l'aéroport. Et
là, à notre grande surprise, nous découvrons une foire bien plus grande
et sympathique que la première. Nous y passerons à nouveau plus d'une
heure à faire le tour des manèges. Même Odile appréciera le petit tour
de manège bien calée sur un cygne. |
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Le repas entre amis.
Le samedi 05, dès le réveil, Nadia s'attèle à préparer un repas à la
cuisine tandis que Christophe prépare la terrasse. Vers 09 heures, il
emmène les trois filles à Faa'a effectuer quelques achats pour ce midi.
Et vers 12 heures, quelques collègues de travail de bureau arrivent
effectivement pour passer un bon moment en notre compagnie. Le repas se
terminera quand même à... 22 heures 30. Ouf, cela faisait longtemps que
les parents n'avaient pas fêtés comme cela. Les filles ont été super
gentilles toute la journée et elles ont regardé seules Fort Boyard le soir
venu.
Le cirque.
Malgré l'heure tardive à laquelle ils se sont couchés, Odile ne leur
a pas laissé de répit le dimanche matin. A 06 heures 30, elle s'est
rappelée à leur bon souvenir. Et à peine dans le lit avec les parents
que les deux grandes sont arrivées. Vu comme cela, il était difficile de
rester au lit. Donc, il a bien fallu se lever et s'occuper des enfants.
Fiu une fois de plus la grasse matinée.
Mais qu'importe... Vers 15 heures, nous partons à nouveau pour la fête
foraine de Punaauia, direction le cirque de Samoa. Les deux grandes ont
déjà été dans un cirque, mais dans celui-ci il n'y a pas d'animaux.
Durant plus de deux heures, nous apprécierons un spectacle réellement
agréable. Nous nous amuserons des pitreries des clowns et apprécierons
les multiples divertissements proposés.
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émilie, qui sait presque écrire seule son prénom, a tracé la lettre "M"
dans le bon sens.
Odile, quant à elle, prononce de plus en plus de mots. Son dernier :
"gâteau". Dès qu'elle a faim, elle en réclame.
La salon Heiva Rima'i 2008
Le 07 juillet, nous sommes allés à la salle Aorai Tini Hau voir le salon
annuel des artisans. Superbe comme d'habitude. Nous avons longuement
déambulé entre les différents stands tous plus splendide les uns que les
autres et sommes repartis les bras chargés. Si pour Odile, une telle
promenade ne pose pas encore de problèmes, pour Lucie, c'est un autre
sujet... Elle en a vite marre et veut faire des activités qui lui
plaise. |
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En sortant du salon, les
filles (y compris Odile) ont fait un tour de manège, puis nous avons
déjeuné au CMT (le cercle mixte de Tahiti). En fait, les parents ont
pris le temps tandis que les deux grandes ont rapidement vidé leur
assiette pour aller jouer sur l'aire de jeux.
Le cimetière chinois
Le 12, par un beau soleil matinal, nous avons été faire du shopping à
Papeete. Nous nous sommes rendus dans la dernière usine qui réalise
elle-même ses paréos. Certains modèles sont réalisés à la main. Pendant
que Nadia déambulait parmi les rayons, les filles et Christophe sont
partis dans un cimetière chinois proche du magasin. Celui-ci est étendu
à flanc de colline et monte jusqu'au sommet de celle-ci. D'architecture
radicalement différent de ce que l'on peut connaître en métropole, il
est très pittoresque, mais malheureusement, également très sale.
Dommage. |
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En revenant de notre promenade, nous nous
sommes arrêtés à la Pointe des Pêcheurs à Punaauia où nous avons pu voir
une de ces maisons flottantes. Assez curieux, mais vu de près, il est
évident qu'il ne s'agit que d'un bateau "maquillé".
L'après-midi, nous sommes allés au Méridien nous baigner. D'ailleurs, en
cette période de vacances, nous allons assez régulièrement à la piscine.
Cela permet aux enfants de s'amuser tandis que les parents
peuvent se reposer.
Lucie et émilie s'amusent
à faire le poirier ou émilie
apprend à nager (de mieux en mieux).
Après le goûter pris sur place, les enfants font généralement des
châteaux de sable qu'Odile s'amuse à détruire le plus vite possible.
Le 13, nous avons lavé la voiture familiale. Les grandes adorent
laver... si cela leur permet de s'amuser à l'eau... Nous sommes tous
plus arrosés que le véhicule lui-même.
Le 14 en matinée, nous partons au stade de football de Puurai. Nous
avions entendu dire qu'il y aurait un parcours "sportif". Mais sur
place, rien de ce genre. Nous restons quelques minutes et faisant en
footing un tour de piste, puis partons pour le stade Bambridge où se
situe une aire de jeux. Les deux grandes peuvent faire (longuement) de
la balançoire. Nous partons au bout d'une bonne demi-heure et nous
arrêtons au McDo de Punaauia. Quelques jeux ont été installés. Ainsi,
les filles peuvent à nouveau jouer quelques minutes. Voilà ainsi une
bonne matinée de passé.
Le 15, grand chambardement dans la maison. Les filles s'évertuent à tout
sortir leurs jouets des armoires pour les laisser traîner soit dans le
couloir soit dans le salon et éventuellement sur la terrasse. Il faut
évidemment se fâcher pour ensuite leur faire ranger leurs affaires.
La sortie du 17 juillet
Le jeudi 17, nous sommes partis de bon matin "visiter" la savonnerie
de Paea. Visiter est un bien grand mot, car une fois sur place, nous
nous sommes aperçu qu'il n'y avait... qu'une seule pièce à voir.
Celle-ci comportant la machiner à faire des savons. Les autres pièces ne
comportaient que le peu de produits préparés et proposés à la vente. Un
des responsables de la machine nous a rapidement expliqué son
fonctionnement. Nous avons ainsi découvert que la palme venait des
Philippines et les colorants d'Asie. Rien ne provient donc de Tahiti,
pas même l'ananas. Nous sommes repartis avec un carton de savon et
autres produits de beauté.
Puis nous sommes allés jusqu'au marae Arahurahu, cet endroit toujours
aussi magique. Christophe et les deux grandes sont allés chercher des
graines rouges tandis que Nadia et Odile montaient sur les rochers en
les attendant. Pour revenir à ces graines rouges, nous les avons
découvert en voyant les colliers des artisans et lors d'une ballade sur
ce marae, nous nous sommes rendus qu'un versant de colline possédait un
des arbres produisant ces graines. Depuis, régulièrement nous allons en
ramasser quelques centaines que les filles mettent ensuite dans un
bocal.
Le dimanche 20, nous sommes retournés au salon des artisans à Pirae.
Nous sommes une fois de plus repartis avec quelques produits locaux dont
deux sacs à main en pandanus pour les filles. Odile en courant dans les
allées est tombée et a saigné d'un genou. C'est la première fois qu'elle
se fait mal en tombant. C'est le métier qui rentre.
En repartant, évidemment, nous nous sommes arrêtés à la fête foraine.
Odile qui n'a découvert les manèges qu'il n'y a que quelques semaines
est désormais une adepte de ceux-ci et prend plaisir à monter dans les
voitures. Les grandes, elles, préfèrent les auto-tamponneuses.
Le mardi 22, nouvelle ballade à la fête foraine de Faa'a. Nous y allons
cette fois-ci en début de soirée. Nous arrivons vers 17 heures 30... et
attendons l'ouverture de la foire. En fait, il est vrai qu'en semaine,
les manèges n'ouvrent qu'à 18 heures. Donc, après avoir dîné dans une
roulotte (assez décevante) sur place, les filles foncent enchaîner les
tours d'auto-tamponneuses, de moto-tamponneuses, de toboggan. Nous avons
même fait tous ensemble un tour de la "grande" roue.
Le samedi 26, nous allons dans le jardin ramasser et faire tomber des
arbres toutes les noix de coco mures. Nous en avons trouvé un bon paquet
que nous avons ensuite rassemblées en bas du jardin. Nous pourrons
bientôt faire une pyramide. Puis nous avons ramassé toutes les feuilles
tombées pour les mettre devant la maison en attendant que la mairie les
fasse ramasser.
L'anniversaire d'émilie
Le 30, ce sont les quatre ans d'émilie.
Toute la journée, elle a attendu le retour du travail de Christophe pour
savoir ce qu'elle allait recevoir. Dès son arrivée, Lucie et Odile lui
ont ramené trois grands cartons. Odile, ne comprenant pas ce qui se
passait, ne voulait pas donner celui qu'elle portait. Elle a donc,
évidemment, pleuré lorsque nous lui avons pris de force. Emilie était
vraiment très contente de découvrir ce qu'elle a reçu. Dans l'ordre une
radio réveil "Littlest Pet Shop", des talkie-walkie "Littlest Pet Shop" et
une grande poupée. Lucie a tout de suite flashé sur cette dernière,
tandis qu'Emilie préférait les talkie-walkie. Malheureusement, nous nous
sommes vite rendus compte que ceux-ci ne marchaient pas. En attendant,
elle s'est rabattue sur son radio réveil.
Après avoir bu un verre de jus de fruit à sa santé, Nadia a ramené le
gâteau garni d'une multitude de bougies qu'émilie
s'est évertuée, en vain, à éteindre. Normal, pour certaines, on a beau
souffler, elles se rallument toujours. Rires garantis.
Le lendemain, Nadia, accompagnée des filles, est partie ramener le
cadeau pour le faire changer. En fait, elle a acheté d'autres modèles
fonctionnant autrement mieux. Mais, les trois filles ne sont pas
ressorties les mains vides, puisque le magasin avait été réapprovisionné
en petits animaux la tête qui bouge.
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Régulièrement, et dès que le temps est à
l'avenant, Nadia a emmené les filles à la piscine du Méridien. Ces
derniers temps, les filles aiment aller chercher des coquillages du côté
des rochers après le Méridien. Généralement, elles en trouvent toujours
quelques uns.
Le soir, ces dernières semaines, les filles font des simagrées pour
aller se coucher vers les 20 heures. Elles ont soif, elles ont peur ou
font des cauchemars. Bref, elles veulent profiter des vacances pour
rester avec nous. Lucie en particulier a du mal à s'endormir. Aussi,
restent-elles assez régulièrement avec nous devant la télé à lire ou
dessiner.
Odile, quant à elle, si elle se réveille lorsqu'émilie
va se coucher, se rendort à nos côtés assez vite.
Dernier mot prononcés par Odile : caillou, bobo.
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AOUT |
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Le 01 août, à quelques jours de la
rentrée scolaire, nous allons dîner chez Laëtitia et Philippe. Nous
passons une agréable soirée. Ils ont TNS, le satellite avec abonnement.
Les filles peuvent ainsi voir des dessins animées qu'elles ne voient pas
souvent ou qu'elles n'ont pas vu depuis leur départ de métropole.
Le samedi 02 août, nous allons nous promener en ville. Nous nous
arrêtons à la mairie où trône un salon des artisans avec force spectacle
de danse et musique. C'était, une fois de plus, superbe. |
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Puis, nous allons jusqu'en centre-ville où
nous déjeunons chez McDo. Pendant le repas, les grandes s'amusent aux
jeux du resto rapide.
Le 03 en matinée, nous partons tous en voiture avec les vélos dans le
coffre. Nous allons nous balader sur un chemin le long de la RDO. Lucie
se débrouille de mieux en mieux, mais ce n'est pas encore çà.
L'ongle d'Odile
L'après-midi, alors que nous allions partir à la fête foraine, Emilie a
coincé un pouce d'Odile dans sa petite poussette. L'ongle a rapidement
viré au noir. Nadia a alors emmené Odile à la clinique Paofai (que Lucie
connait déjà). Verdict : rien de grave, mais l'ongle risque de tomber...
Encore bien des émotions.
Mardi 05, nous partons en famille accueillir une famille à l'aéroport.
L'avion a plus d'une demi-heure de retard et il est déjà 22 heures. Les
filles fatiguent et s'énervent... Enfin, vers 22 heures 30, les arrivés
de métropole débarquent. Les filles remettent avec plaisir les
traditionnels colliers de fleurs.
Mercredi 06, les nouveaux amis débarqués la veille viennent dîner à la
maison. Pour les filles, ce sont deux nouvelles copines pour jouer.
Samedi 09, nous faisons quelques photos de famille dans le jardin. En
rentrant, Christophe laisse l'appareil photo sur la voiture... quelques
minutes. Nous ne reverrons jamais cet appareil numérique !!! Les
boules... Il ne reste qu'à en acheter un nouveau. Le troisième en un an.
Dimanche 10, des amis viennent passer la journée à la maison.
Malheureusement pour les filles, ils n'ont pas d'enfants. Cela
n'empêchera pas les enfants d'être très gentil toute la journée.
La rentrée scolaire
Le lundi 11, c'est la rentrée scolaire avec une nouvelle école pour les
filles. Lucie rentre en CE1 tandis qu'Emilie va en Moyenne section.
Chacune d'entre elles va dans une école différente. Mais, pas de
problème, elles nous laissent rapidement avec de grands sourires. Tant
mieux.
Lucie rentre dans une classe mixte de 15 enfants. 6 CP et 9 CE1 avec
deux maîtres qui se remplacent en cours d'année.
Les écoles, proches de moins de trois cent mètres l'une de l'autre, se
situent sur les hauteurs de Faa'a. Tous les écoles de Faa'a n'ont pas
très bonne réputation mais nous les avons choisi car elles sont très
proches du prochain logement que nous occuperons d'ici la fin d'année
2008.
Le 15, c'est l'Assomption. Deux poussins sont coincés dans le jardin.
Nous essaierons en vain de les attraper pour les rendre à sa maman
située de l'autre côté de l'enclos. Puis les filles trouveront des
craies. Elles tracent avec l'aide des parents une marelle devant la
maison. Elles n'y joueront pas mais par contre, elle colorieront tout
l'extérieur (y compris Odile). Puis, Odile aidera les parents à nettoyer
un peu le jardin.
Odile, quant elle a envie de faire pipi ou caca et qu'elle n'a plus de
couche (ce qui arrive de plus en plus souvent), vient voir les parents
en se cachant les fesses et en disant "caca". D'habitude, soit elle
arrive à se retenir jusqu'à ce qu'elle ait une couche propre, soit elle
fait sa commission à même le sol. Mais toujours, les parents l'assoient
sur son pot, sans réussite. Sauf ce vendredi où elle a fait pipi dans
son pot.
Le samedi 16, toute la famille est partie se promener en ville. Un petit
tour dans les rues de Papeete. Nous passons toujours par les mêmes
magasins, à savoir la librairie du centre Vaima où les filles aiment
choisir une revue avec un cadeau ou un livre relatant des légendes de
Tahiti. Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au stade
Brambridge où se trouvent une aire de jeux pour enfants. Les filles (y
compris la plus petite) se sont amusées près d'une demi-heure sur les
jeux d'enfants et en particulier sur une balançoire. C'est d'ailleurs
pour l'instant le seul endroit où nous en avons trouvé.
Puis, nous sommes allés chez McDo à Punaauia. Pour la première fois,
Odile a eu droit à son Happy Meal avec son cadeau. Elle a vite compris
qu'il s'agissait du sien et l'a pris dans ses mains en disant "Odile".
Dimanche 17, après le petit déjeuner, les deux grandes sont parties
faire du vélo à quelques kilomètres de la maison. Lucie y arrive
désormais seule. Certes, elle a failli rentrer dans sa sœur, tomber, ne
pas s'arrêter..., elle se débrouille seule. Ouf, tant mieux, car
Christophe est fiu de toujours courir à côté d'elle.
"A moi", c'est ce que dit Odile lorsqu'elle tient en main un objet qui lui appartient. Comme le dernier "petit animal la tête qui bouge" que Nadia a acheté la semaine dernière. En fait, c'est même son premier petit animal, un hibou, dont elle est très fier. Et il est "à moi".
Durant cette dernière semaine, les jours se suivent avec école et dodo. Lucie ramène tous les soirs des devoirs (voir la page de l'école), tandis qu'Emilie y échappe pour l'instant. Normal, elle n'est encore qu'en moyenne section.
Vendredi 22, Nadia a emmené les grandes à la Maison de la Culture voir un film dans le petit cinéma. A priori, Lucie a beaucoup apprécié tandis qu'Emilie a été assez "distraite" pour ne pas dire bruyante. Il faut dire qu'aucun adulte ne les accompagnés.
Le soir, nous avons été manger au Méridien et surtout assister à un spectacle donné par une des écoles de danse remarquée durant le Heiva. Celle-ci s'appelle Ahutoru Nui et a donc participé au festival "Te Hura Nui 2008" organisé pour la 3ème année consécutive par le Méridien. Cette école avait remporté le deuxième prix en catégorie "création" au Heiva i Tahiti 2008. |
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Samedi 23, en début d'après-midi, tandis qu'Odile faisait la sieste, Nadia, accompagnée d'Emilie, est partie faire les courses chez Carrefour, tandis que Christophe et Lucie ont visionné "Transformers", un film de "grands". Puis nous sommes allés à la pisicine. L'eau redevient à nouveau très bonne. La température de l'air remonte ces derniers jours et nous étions très proches des 30°. Même au petit matin, il fait déjà chaud (aux alentours de 27°). De plus, il n'y avait presque personne au Méridien. Un bon moment de plaisir.
Le mercredi 27 août, Nadia a emmené les enfants à la piscine. C'est le début de la nouvelle saison d'entraînement pour Lucie. Déjà la deuxième année qu'elle suit des cours de natation. Tout d'abord, il s'agit pour elle d'effectuer quelques exercices et autres exercices d'aptitude. Sans problèmes pour elle. Mais pour Emilie, c'est une grande nouveauté, car malgré ses quatre ans, elle passe également (avec quelques appréhensions) des tests d'aptitude qu'elle réussit. Ainsi, elle pratiquera également des cours de natation jusqu'en milieu d'année 2009. Certes, pas avec le même niveau que Lucie, mais ainsi, elle pratiquera une activité sportive régulière et surtout, elle apprendra plus sûrement la natation.
Odile a de nombreux doudous avec lesquels elle joue et dort. Mais l'un d'entre eux, bien plus gros, fait partie de ses favoris. Elle lui a même donné un prénom : Ninine. C'est un gros nounours. Elle l'embrasse et le serre contre elle. Malheureusement, il est trop gros pour qu'elle puisse dormir avec. Aussi, reste-t'il au salon attendant toute la nuit qu'Odile le serre dans ses bras au petit matin. |
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Samedi 30, nous sommes allés au salon de l'Agriculture à Faa'a. Près de trois cent exposants proposent leurs produits. Par contre, vu qu'à Tahiti, il n'y a pas beaucoup d'animaux, nous n'avons vu que quelques vaches, deux poneys, quelques chèvres, moutons et cochons. Par contre, côté lapins et surtout poules, les filles ont eu la chance d'en voir beaucoup. Elles ont donné à manger aux poneys et aux moutons.
Autre plaisir pour les filles, elles ont pu faire quelques tours de manèges. Ce genre de manifestations proposent toujours quelques attractions de ce type.
Samedi 30. Cela fait quelques jours que Lucie a une dent qui bouge. Elle lui fait d'ailleurs mal et saigne de temps en temps. Aussi, ce samedi soir, lorsque Nadia a proposé de l'aider à se laver les dents, Lucie n'a pas refusé. Et avec un petit coup de brosse un peu plus sec que les autres, la dent est tombée... Lucie n'a même rien senti. La nuit venue, fièrement, elle l'a mis sous son oreller en prévision du passage de la "petite souris". "Petite souris" qui lui amènera durant la nuit cinq pièces de 100 francs Pacifique. De quoi s'acheter deux revues.
Dimanche 31, les filles ont nettoyé le scooter de Christophe, ou plutôt, elles se sont beaucoup arrosées... Odile, par contre, trouvant l'eau des jets bien froide, est restée à l'écart. Puis, elles ont couru dans le jardin et aidé à ramasser les feuilles mortes.
Puis en attendant midi elles ont fait un peu d'ordi. Même Odile... |
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SEPTEMBRE |
Tous les jours ou presque, Lucie amène des devoirs à la maison. Les deux grandes sont fatiguées le soir de leur journée de travail scolaire. Tout particulièrement Emilie.
Le vendredi 5, Nadia a rencontré la maîtresse de Lucie. Elle lui a dit que le travail de Lucie est correct, mais bien trop brouillon. Aussi, Nadia lui a acheté des cahiers pour travailler son écriture à la maison. Pour l'instant, et après quelques jours, Lucie s'y prête de bonne grâce. De toutes façons, elle n'a pas le choix, il faut qu'elle fasse de gros progrès dans son écriture.
Samedi 06, nous sommes partis nous promener une petite heure en ville. Puis, nous avons été boire un verre au Radison, cet hôtel de luxe situé à Arue, sur la côté Est de l'île. Avant de nous rafraîchir, les filles ont été mettre les pieds de l'eau. Cette côte n'étant pas protégée par un lagon, les vagues y sont plus nombreuses. Lucie et Emilie ont adoré les vagues qui venaient leur lêcher les pieds. C'est vite devenu un jeu.
Après quelques minutes et après avoir enlevé le sable noir particulièrement collant des pieds, nous sommes allés nous attabler. Nous avons été bien déçu de ce moment de calme, car il a d'abord fallu aller commander nos boissons au comptoir et de surcroît, et contrairement à l'habitude, aucun accompagnement ne nous a été proposé...
Il est déjà midi passé lorsque nous quittons le Radison pour nous arrêter dans le nouveau "restaurant" McDo d'Arue. Nous y trouvons un monde fou, fou, fou... Mais, bon, les filles adorent cet endroit pour le cadeau et l'aire de jeux.
L'après-midi, nous avions l'intention d'aller nous baigner, mais des averses ont contrarié nos choix et nous sommes de fait restés à la maison.
Sur les coups de 17 heures, Nadia a été faire quelques courses dans un magasin proche avec les deux petites tandis que Lucie est restée avec son père.
Le soir, c'est programme télé avec Koh Lanta et Fort Boyard. Mais les filles étaient tellement fiu qu'elles n'ont pas vu la fin de leur divertissement préféré.
Dimanche 07, Christophe et les grandes sont partis faire du vélo en bas de la montagne. Lucie sait désormais se débrouiller vraiment seule, sauf pour se lancer. Au bout du chemin goudronné, elles ont fait un peu d'escalade sur des rochers proches de la montagne. Par contre, sur le chemin du retour, Emilie regardant en arrière sur son vélo est tombée et s'est fait mal à son coude... Ce fut séance de pleurs jusqu'à la maison.
La semaine qui s'annonce est la dernière avant les premiers congés scolaires. Nadia a rencontré les maîtres des filles. Pour Emilie, ça va... si elle se décidait à manger à la cantine tandis que Lucie est un peu brouillon dans ses travaux. Du coup, Nadia lui fait faire des lignes d'écriture tous les soirs.
Tous les mercredis et vendredis après-midi, les deux grandes vont à la piscine de la marina Taina. Emilie progresse apparemment très vite (d'après les propos de son instructeur) et malgré qu'elle soit la plus petite du groupe, s'en sort mieux que les autres. Pendant ce temps, Nadia et Odile se promènent ou rentrent à la maison.
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Samedi 13, nous sommes partis au Salon de l'automobile (celui où nous avons acheté notre véhicule l'année dernière). Plus de 300 véhicules étaient exposés avec, comme l'année précédente, une majorité de pick-up et autres 4X4. Nous avons déambulé plus d'une heure parmi les stands. Les filles adorent s'asseoir au volant des splendides véhicules. Elles ont eu une préférence pour les petites type Fiat 500 et autres Renault Twingo ou encore Mini (elle a même fait craquer Christophe). Lucie et Emilie adorent également récupérer des prospectus. Mais la récolte fut assez maigre... Quoique Lucie, après avoir repéré une table comportant de nombreux posters, y emmena Christophe... pour découvrir Miss Dragon 2008 et sa deuxième dauphine. Elles ont donné aux deux grandes un poster dédicacé. |
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Après avoir bien trotté, nous nous sommes naturellement dirigés vers le Cercle Mixte de Tahiti, proche du salon. Les filles, pourtant fatiguées d'après leurs dires, ont vite retrouvé des forces pour s'amuser sur les aires de jeux du CMT. Nous avons déjeuné sur place pour ensuite nous reposer à la maison. En milieu d'après-midi, nous sommes partis au Méridien. Emilie nous a fait une démonstration de ses progrès en natation en s'aidant d'une frite, tandis que Lucie exécutait des plongeons depuis les rochers de la piscine.
Dimanche 14, pendant qu'Odile faisait sa sieste quotidienne, les deux grandes sont parties avec Christophe faire du vélo à la Pointe des Pêcheurs. Nous nous sommes garés au Musée de Tahiti. En fait de vélo, nous nous sommes promenés le long de la digue, puis à la demande enthousiasmée des filles, nous avons visité le musée. Lucie paraissait très intéressée par tout ce qui l'entourait, lisant les différents panneaux relatant la vie des tahitiens durant les siècles passés.
Durant la semaine de vacances, les filles n'ont pas eu le temps de s'ennuyer. Entre les courses, la piscine, les ballades... et un peu de travail scolaire à la maison, elles n'ont pas eu beaucoup de temps pour se reposer. D'ailleurs, le soir, elles ne demandaient pas leur reste pour aller se coucher.
Jeudi 18, après manger, nous sommes tous partis en ville. Arrivés à la bibliothèque, Nadia a déposé Christophe et Emilie, puis elle a continué sa route avec Lucie et Odile. Direction chez Paoline où Lucie passera deux jours et une nuit. Pendant le temps du trajet, Emilie, quelque peu malheureuse de ne pouvoir accompagner sa soeur, a passé une heure à la bibliothèque à lire des livres. Elle fut bientôt rejointe par Odile et Nadia.
Vers 15 heures, nous avons quitté les lieux pour aller directement à la Pointe des Pêcheurs ramasser des coquillages. La marée étant vraiment basse, nous en avons trouvé quelqu'uns vraiment superbes. Nous avons même trouvé un gros Bernard-Lhermitte qui se promenait sur les mains de Christophe et d'Emilie.
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Tandis que Lucie s'amusait chez sa copine Paoline, Emilie et Odile passaient la soirée avec les parents. En récupérant Lucie le lendemain, nous apprendrons qu'elle aura été très (trop ?) sage. Elle n'a rien mangé le soir de son arrivée, mais se rattrapant sur les repas suivants. Elle se sera couchée le soir à 20 heures 30 et levée à 07 heures 30 le lendemain matin. Elle se sera promenée chez Hyper U faire quelques courses en compagnie de Sylvie la maman de Paoline et aura fait les 400 coups l'après-midi. Nous la récupérerons le soir à 18 heures 30.
Cette journée du 19, nous irons à la piscine avant de récupérer Lucie. Nous avons également été ramasser des coquillages. Nous avons profité une fois de plus de la marée basse pour en trouver quelques uns.
Le soir après avoir récupérer Lucie, nous avons, en vain, essayé de trouver une place de parking proche des roulottes. Mais, il y a affluence ce soir-là. Nous nous sommes donc rabattus sur une pizzeria (Lou Pestagou) du centre-ville que nous ne connaissions pas. Nadia et Christophe ont mangé des moules de Nouvelle-Zélande accompagnées de quelques frites assez fades, tandis que les trois filles se sont partagées une pizza insipide. Pour les filles, un classique Fanta et les parents un pichet de rosé (tendant vers le rouge) vraiment piquant. Le tout pour 6400 francs (soit 53 euros...) quand même. Expérience qui ne sera certainement pas renouvelée.
Le 20, c'est l'anniversaire de maman... avec un jour de retard. Vu que la veille, Lucie n'était pas là et que le soir nous sommes rentrés tard, les filles ont remis leurs cadeau cette journée à une maman bien émue. Il faut dire que les filles l'ont individuellement bien gâtée. Elle a reçu des mains de chacune un beau présent.
Après cette séquence émotion, nous sommes tous partis jouer dans le jardin. Odile veut absolument se débrouiller seule, mais évidemment avec ses petites jambes, elle n'arrive pas à monter en haut du jardin. Donc, il faut toujours que Nadia ou Christophe la suive de très près.
D'ailleurs, Odile, depuis quelques jours, répète tous les mots qu'on lui dit. Ainsi, elle dit "merci" à la demande, tout comme "bonjour" et enfin... "Oui". Depuis le temps qu'elle nous répète ses "non" après chaque question.
Dimanche 21, les trois filles sont parties avec Christophe ramasser des graines au traditionnel marae. Pour Odile, ce ramassage est une grande première et malgré le terrain pentu, elle a ramassé de nombreuses graines rouges. Jusqu'à ce moment où pour s'amuser, elle a renversé son sac déjà bien rempli...
Sur le retour, nous nous sommes arrêtés à une superette pour acheter des gâteaux et des boissons fraîches. Il faut reconnaître que ce "crapahutage" nous avait bien asséché le gosier.
L'après-midi, nous sommes tous partis à la piscine. Emilie nous a fait une démonstration de ses progrès en natation. Elle a appris la brasse qu'elle réussit parfaitement. Elle nous a également montré comment nager le crawl. Et même s'il reste des progrès à faire, elle essaie de synchroniser le mouvement des bras avec le fait de mettre la tête dans l'eau.
Ce mercredi 24, les grandes ont une nouvelle fois été à la piscine. Emilie en particulier adore y aller. Elle a vraiment mordu à ce sport.
Le soir, les filles sont bien fatiguées de toutes ces longues journées. Les deux plus petites sont souvent énervées. Odile part la première au lit vers 19 heures et ces derniers temps, elle s'endort rapidement. Les deux plus grandes partent au lit pour 20 heures. Emilie s'endort assez vite tandis que Lucie a plus de mal à trouver le sommeil. Assez souvent, nous lui permettons de lire quelques minutes.
Le jeudi 25, tandis que Lucie était en cours d'anglais, nous sommes partis au Beachcomber. Nous déambulions le long de la piscine, et bien que nous avions été intrigués par la présence d'une estrade, nous marchions comme si de rien n'était lorsque nous nous sommes apercus que nous étions en plein milieu de la répétiition des Mister Tahiti 2008. Oups, nous nous sommes discrètement éloignés puis une fois à l'écart de la scène, nous avons regardé ces jeunes hommes un peu gauche dans les déplacements.
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Le 26, nous sommes partis dîner en ville malgré le temps bien menaçant. Depuis quelques semaines, nous avons remarqué que nous avions changé de saison. La température est montée et redescend moins durant la nuit et il fait un peu plus moite. Et la pluie est revenue plus souvente.
Ainsi, malgré l'incertude de la pluie, nous sommes partis en ville manger aux roulottes. Auparavant, nous avons acheté aux filles des revues à la Maison de la presse, y compris pour Odile qui réclame à présent son livre avec le petit jouet. Nous nous rabattons toujours sur les revues à 250 CFP, soit presque moitié moins cher qu'en métro. Certes, ce sont les revues d'il y a quelques mois, mais qu'importe, car les filles recherchent souvent le petit plus et seule Lucie sait bien lire.
Ensuite, et après avoir profité d'un moment de calme autour d'un chao-men, de frites pour les filles et d'un steack, salade russe, nous avons laissé les filles courir sur la place principale. Elles se sont bien éclatées toutes les trois.
Le samedi 27, nous sommes partis en ville nous promener et apprécier le salon des tifaifais, ces grandes couvertures locales. Les nombreuses réalisations artisanales que nous avons admiré à la mairie de Papeete étaient vraiment splendides. Mais, les prix sont à l'avenant. Il faut quand même compter 35 000 FCP, soit près de 300 euros...
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Puis nous avons déambulé dans les rues de Papeete pour aller jusqu'à l'association philantropique chinoise où nous avons visité une exposition sur les instruments de musique traditionnels asiatiques. Les filles ont vraiment apprécié de pouvoir essayer (en essayant de faire le minimum de bruit) les différents instruments. |
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Enfin, nous avons continué de nous promener dans les rues en passant par la cathédrale et le marché où nous nous sommes arrêtés. Et pendant que les filles mangeaient une banane, les parents ont apprécié une danse locale donnée pour les touristes.
Sur le chemin du retour, et en raison de bouchons avant le Carrefour de Punaauia, nous nous sommes arrêtés au Sofitel, un des hôtels de luxe. Nous nous sommes désaltérés et les filles ont été mettre les pieds dans la mer. Mais que le rivage est bien sale...
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OCTOBRE |
Avec le début de ce mois d'octobre, Lucie apprend de nouveaux jeux de sociétés, tel que le jeu de dames. Elle apprécie également de jouer aux jeux des sept familles, au Monopoly junior, à des memory et à la bataille entre autres.
Le 04, nous sommes invités à déjeuner chez Ani, une ancienne collègue de travail tahitienne de Christophe. Sur place, entourés d'une quarantaine d'invités, dont une majorité de tahitiens, nous dévorons un véritable ma'a local. Christophe goûtera ainsi le taro, l'uru (qui a bien un arrière goût de pain), le fafaru à son odeur bien particulière, du veau à la broche... Nourriture si particulière mais si appêtissante. Le tout évidemment accompagné de bière et de punch.. Les filles ont vite trouvé des copines et se sont amusées toute la journée. Mais elles ont été très calmes et n'ont pas ennuyés les parents occupés à manger, boire et écouter le groupe de musiciens enchaînant durant des heures des chansons à la mode locale. Une vraie journée de bonheur... |
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Le samedi 11, Lucie est invitée à l'anniversaire de Paoline, sa copine de classe. Elle passera l'après-midi à s'amuser et en particulier à participer à une chasse au trésor. Pendant ce temps, Nadia et Emilie se promèneront en ville sous un temps alternant la pluie et queques éclaircies.
Odile dormant lors du départ de Lucie, Christophe est resté à la maison pour la surveiller. Ce n'est que vers 16 heures qu'elle s'est enfin réveillée. Le reste de la famille n'étant pas rentrée, tous les deux sont partis à pied jusqu'au bord de mer. Après 20 minutes de descente, ils sont arrivés sur le site de Orohiti. Odile s'est défoulé en courant, sautant et montant sur les rochers. Tous les deux ont également regardés l'arrivée de plusieurs vaa'a et ont cherché en vain à voir des poissons dans l'eau. Vers 17 heures, ils sont retournés, toujours à pied, et sous la pluie, à la maison... |
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Le lendemain matin, la famille est partie se promener à la Pointe des pécheurs. Nous apprécions cet endroit situé à quelques kilomètres de la maison pour son calme et ses grands espaces au bord de mer. Les filles peuvent y courir et s'approcher du bord de l'eau pour chercher des coquillages. Ce lieu est également très fréquenté par les jeunes surfeurs qui profitent des vagues pour effectuer des acrobaties aquatiques. Par contre, il est toujours aussi dommageable que ce site soit aussi sale et pollué.
La semaine suivante, dès le retour du travail de Christophe, nous irons deux soirs nous promener à la Pointe des pécheurs pour faire du "sport". La première fois, nous ferons un circuit d'environ 3 kilomètres autour du musée de Tahiti. Lucie en courant, Odile en courant également, mais avec la nuance que Christophe l'a porté la majeure partie du tour et Emilie en vélo. Nadia nous suivant tranquillement de loin...
La fois suivante, nous sommes restés sur le bord de l'eau. La houle était très forte avec des creux de deux ou trois mètres et nous avons ramassé nombre de petits coquillages ramenés par les vagues.
Durant le mois d'octobre, les filles auront également été mangé deux vendredis au travail de papa. Malgré la qualité du repas proposé, elles n'ont pas mangé grand chose.
Samedi 18, en prévision de l'arrivée de Mamy Isabelle prévue le dimanche en milieu de nuit, nous avons nettoyé les abords de la maison. Tout le monde y a participé, y compris Odile avec son petit balai. D'ailleurs, elle a plutôt éparpillé les tas de feuilles avec son balai que regroupé de nouveaux paquets... Mais l'intention comptant, c'est dans la bonne humeur que les filles ont participé à cette opération "Grand Nettoyage".
La journée à la caserne.
Dimanche 19, nous sommes partis vers 11 heures en direction de la caserne pour fêter la journée annuelle des "arrivants". Cette journée est l'occasion de faire se retrouver autour d'une bière pour les parents et autour des jeux d'eaux pour les enfants. Cette année, les parents sont restés sous les tentes autour des jeux pour les enfants. D'ailleurs, à peine arrivées, les filles (sauf Odile), se sont mises en maillot de bains et ont foncé sur les structures gonflables. Toute la journée, elles ne quitteront plus ces installations, sauf pour boire et rapidement salimenter. Tandis que les parents, accompagnés d'autres amis, ne quitteront la tente que pour chercher la nourriture et la boisson. Sauf vers 15 heures où ils ont assisté à un spectacle tahitien très agréable.
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Nous somes rentrés vers 17 heures bien fatigués. D'ailleurs, et les filles et Christophe s'endormiront très rapidement. Sauf Nadia qui veillera pour attendre Mamy Isabelle à l'aéroport de Faa'a. Elles vient passer cinq semaines en notre compagnie.
Malgré le décalage horaire, mamy prendra vite le rythme local. Ainsi dès le 21, nous allons dîner place Vaiete dans un de ces traditionnelles roulottes.
Toute la semaine, Nadia, Odile et parfois accompagnés d'Emilie, lui feront visiter Papeete et ses environs, passant par le Beachcomber à la Pointe des Pêcheurs.
La soirée du Méridien.
Le 24 au soir, nous sommes allés manger au Méridien, déguster des langoustes et autres fruits de mer locaux, et surtout apprécier le superbe spectacle d'Oro Tahiti. Toujours aussi supebe. |
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Le week-end à Moorea.
Dès le lendemain matin, nous sommes partis prendre l'Aremiti Ferry de 9 heures 45 pour Moorea. Sur place, nous avons réservé le "Fare" pour deux jours. Le temps de faire visiter à Mamy les atours de cette magnifique île. Durant deux jours, nous avons été sur trois plages différentes, bu l'apéritif au Sheraton, le petit-déjeuner (délicieux) au Sofitel (que nous ne connaissions pas encore), découvert le marae, les champs d'ananas et le Belvédère et surtout pris de splendides coups de soleil. Pour les filles, ce fut également la découverte du... pédalo. Avec Christophe, Lucie et Emilie ont fait une balade d'une heure sur le lagon autour du Sofitel. Suffisament de temps pour apprécier les poissons multicolores et les coraux. Nous avons même été jusqu'au bord de la barrière de corail où viennet s'abattre les vagues de la haute mer. Sur cette même plage du Sofitel, Emilie et Lucie ont fait de l'escalade sur l'arbre au pied duquel nous nous étions abrités du soleil. Enfin, avant de partir reprendre le bateau, nous avons apprécié cette boisson fraîche au bar.
Nous sommes ainsi rentrés par le bateau de lundi en fin d'après-midi des couleurs des doigts de pied au front. |
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Les jours qui suivaient se déroulaient tranquillement entre plage du Méridien et promenade en ville.
Mercredi 29, Lucie a perdu une nouvelle dent. Pendant ce temps, Emilie grandit. Elle s'attache seule dans la voiture, se sert à boire et de temps en temps participe aux tâches qotidiennes de la maison. Lucie et désormais Emilie, s'habille seule, se lave les dents et le reste du corps d'ailleurs.
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Le 01 novembre démarre en trombe. Les deux grandes fêtent leur anniversaire (avec un peu de retard pour Emilie) avec leurs copines et Maxime. Au total, ils se retrouvent à six pour passer le samedi après-midi ensemble. Les grands ont passé la semaine à leur préparer un programme d'enfer. Ainsi, les enfants n'étaient-ils pas réunis depuis un quart d'heure qu'ils ont entamé une chasse au trésor qui durera une heure. Naviguant entre la terrasse et le jardin, devant chanter, faire des acrobaties et un parcours du "risque", pêcher, résoudre des charades et autres devinettes pour enfin découvrir les petits cadeaux offerts à ces occasions. Ensuite, ce fut déjà l'heure du gâteau d'anniversaire avec le traditionnel "Joyeux anniversaire". Pour l'occasion, évidemment, Lucie et Emlie avaient chacune le leur. Puis, après avoir revêtus quelques artifices sur le visage, les enfants se sont régalés d'une part de gâteau agrémenté de Champony, cette boisson aux pommes spécial "fêtes pour les enfants". Puis, les six se sont réunis dans le salon pour entamer des danses endiablés en visionnant des vidéos pour enfants. A peine fatigués (tout au contraire de Christophe), ce fut l'heure d'ouvrir les cadeaux amenés par les amis présents... Il est déjà 17 heures et les parents reviennent chercher leurs enfants. Les filles auraient évidemment continuer la fête encore quelques heures, mais malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin... |
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Le 02, séance repos et peinture avec les cadeaux reçus. Le reste de la semaine, les jours ont alternés entre très fortes chaleurs et pluies. Tant mieux d'ailleurs que la pluie arrive enfin car tout est sec. Certaines îles, dont Moorea, connaissent même la sécheresse.
Ainsi, durant la semaine, les filles feront le tour de l'île avec Mamy Isabelle pour lui faire découvrir toutes les beautés de Tahiti. Passant par le Trou du souffleur, la Pointe de Vénus, le traditionnel Méridien, le non moins célèbre marae où nous ramassons les graines rouges, elle a eu le temps de voir et d'apprécier cette île si loin de la métropole.
Le 08, c'est Christophe qui est heureux. Gotz sort le numéro 4 de sa célèbre BD locale : Pito Ma. Pour l'occasion, il se fera dédicacer les trois volumes manquants, le numéro 1 l'ayant été précédemment. Un vrai et trop rare moment de bonheur ! D'ailleurs, après moi, il y avait affluence, et Gotz avait du travail devant lui. Cela s'appelle la Reconnaissance. |
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Puis, direction le salon Tatoonesia. L'année dernière, bien que nous avions trouvé le prix d'accès élevé (1 000 CFP par personne, filles incluses), nous avions été enchantés par ce salon dédié au tatouage. Cette année, le prix a été certes divisé par deux, mais le nombre de stands également. Hormis de nombreux tatoueurs présents (c'est normal, c'est quand même leur salon), il n'y avait pas beaucoup d'artisans. Pour revenir aux tatoueurs, nous avons pu remarquer un couple de belges ayant deux bosses bien visibles de chaque côté du front, genre diable... Les filles ont trouvé cela assez impressionnant.
Dimanche 09, dernier jour des vacances. Après une superbe averse en début d'après-midi (il y avait longtemps que nous n'avions pas vu tomber tant d'eau), les grandes sont parties avec Christophe faire quelques jeux d'enfants à Papeete. Sur place, il y avait affluence et les filles se sont éclatées sur les différentes plateformes. D'ailleurs, nous avons eu le temps de faire les trois principales aires de jeux de Papeete pour terminer au stade Brambridge où il y avait un nombre impressionnant de sportifs de toutes sortes. Des jooggers, des "footeux", des promeneurs et comme nous, beaucoup d'amateurs sportifs. Nous avons fait tranquillement un tour du stade, puis les filles ont fait quelques minutes de balançoire.
Lundi 10, c'est la reprise de l'école pour les filles. A l'occasion de son anniversaire du mois passé, Lucie a ramené deux gâteaux avec des jus de fruits. A priori, aux dires de Lucie, ses camarades de classe ont apprécié.
Le 11 novembre, nous partons tous, serrés dans la Logan au trou du Souffleur (Emilie dira d'ailleurs "Trou du Chou-fleurs"). Sur place, nous prenons le temps d'apprécier le soleil et nous promenons sur les rochers environnants. Puis, nous continuons notre chemin jusqu'aux trois cascades de Faaruami, dans la vallée de Vaipuu. Nous faisons tous à pied le chemin jusqu'à celles-ci et les filles tremperons leurs pieds une fois arrivées à la dernière. Nous serons bientôt rejoint par un important groupe de jeunes touristes américains. |
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Sur le chemin du retour, nous chercherons en vain un petit resto, mais, les jours fériés, autant chercher une aiguille dans une botte de foin plutôt que trouver un magasin ouvert. Super pour les touristes.
Encore quelques jours et nous partons pour Mataiva, une petite île de Tuamutu. En attendant, les filles, Nadia et mamy Isabelle profitent du bon temps. Elles se promènent d'un magasin à l'autre, se baladant en ville ou encore profitant du soleil à la Pointe des Pêcheurs... Enfin quand Lucie et Emilie ne sont pas à l'école. Quoique... Sur fond de réforme de l'Indemnité Temporaire de Retraite (une prime mensuelle sur la retraite non négligeable accordée à tous les fonctionnaires locaux ou non), des grèves s'annoncent. Et effectivement, la veille de notre départ pour Mataiva, Papeete est bloquée par une majorité de fonctionnaires. Parmi eux, les enseignants entament une grève illimitée... Nous apprendrons ainsi qu'à notre retour de Mataiva, seule la maîtresse de Lucie a assuré des journées d'enseignement, l'école d'Emilie étant quant à elle fermée... Mais pour l'instant, nous préparons nos bagages pour partir à Mataiva.
Mais avant d'embarquer pour cette île où nous passerons un séjour fantastique, un peu de géographie... |
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Mataiva est un atoll de 10 kilomètres de long d'Est en Ouest sur 5,3 kilomètres de large du Nord au Sud (pour vous dire que c'est une petite île...), situé à l'extrémité nord-ouest de l'archipel des Tuamotu. Il fut abordé pour la première fois par l'explorateur russe Fabian Gottlieb von Bellinghausen le 30 juillet 1820. L'atoll est recouvert de cocotiers. De ce fait, la cophraculture est l'une des principales activités économiques locales.
Le lagon, d'une superficie approximative de 25 km2, est recouvert en grande partie par du corail de piètre qualité, la plupart étant mort fin 1980. Ces coraux affleurant la surface délimitent près de 70 vasques, dont la profondeur peut atteindre 10 mètres, qui regorgent de phosphates. On les distinguent nettement sur la carte ci-dessus.
Le lagon est ouvert au nord-ouest sur l'océan par une étroite passe autour de laquelle s'étend le village de Pahua (où nous résiderons), ainsi que par 9 hoas, des chenaux peu profonds, situés au sud de l'atoll, d'où son nom qui signifie "neuf yeux".
L'atoll le plus proche, Tikehau, est à 35 kilomètres à l'est, suivi de Rangiroa à 9 kilomètres, tandis que Tahiti se trouve à 311 kilomètres au Sud (à 50 minutes en avion). (source : http://www.partenaire-info.net/geovoyages/pages_sites/poly_fra/mataiva/mataiva_1.html) |
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Le village de Pahua (le village "bénitier").
Pahua, dont la population avoisine 200 habitants quivivent de la pêche et de la coprahculture est le seul village de l'atoll. Il s'étend de part et d'autre de la passe peu profonde enjambée par un pont construit sur des piles en béton et un tablier en bois sous lequel ne peuvent passer que des embarcations légères. Au sud-ouest du village se trouve l'aérodrome dont la piste revêtue fait 1200 mètres de long et 20 mètres de large, lui permettant de recevoir des petits avions de tourisme et les Twin-Otters des compagnies aériennes polynésiennes.
Le Premier jour : direction Mataiva.
Ainsi, notre périple démarra-t'il le 16 novembre à 13 heures, lorsque nous quittons à six la maison dans notre véhicule en direction de l'aéroport. On pourrait y ajouter la matinée consacrée à la préparation des bagages, mais seules les filles (même les petites) ont été sollicités, Christophe restant désespérément accroché à son ordinateur...
Donc, vers 13 heures 30, nous arrivons à l'aéroport international de Faa'a. Les filles sont laissées sur place avec les bagages tandis que Christophe va déposer la voiture sur la parking du travail situé à une vingtaine de minutes à pied. Une fois tous réunis, nous enregistrons les bagages puis attendons jusqu'à 15 heures 20 dans la salle d'attente. Durant cette période, les filles boiront une boisson gazeuse. Cà y est, nous embarquons enfin dans un ATR-72 et décollons quelques minutes plus tard. A peine le temps de déguster un rafraîchissement et 50 minutes de vol et nous atterrissons déjà sur le petit aérodrome de Mataiva. Nous sommes immédiatement accueillis par Jules avec un collier de fleurs. Nous croisons les touristes partants qui nous font de grands signes en nous désignant Jules. Nous comprendrons rapidement qu'ils voulaient dire qu'ils l'ont trouvé fantastique... Nous aurons effectivement très rapidement l'occasion de nous en rendre compte puisque Jules ne nous quittera plus jusqu'à ce que nous rembarquions pour Papeete. Jules accompagné d'un jeune guide nous emmènera alors jusqu'à notre lieu de villégiature pour quatre jours. La pension n'est située qu'à quelques centaines de mètres de l'aéroport et se compose de quelques maisonnettes comportant une pièce principale climatisée avec suffisamment de lits et d'une petite salle de bains / toilettes. Confort minimum mais suffisant car nous n'y passerons que peu de temps (juste dormir). Nous prendrons nos repas à quelques mètres dans une salle commune à tous les touristes de la pension.
Après avoir rapidement déballés nos bagages, nous nous dirigeons vers l'atoll qui est situé à quelques mètres de la maisonnette. La première impression étant souvent la bonne, nous trouvons l'environnement Splendide. Nous trouvons d'abord un petit piège à poissons où nous découvrons ébahis nos premiers poissons perroquets, diodons et même une pieuvre. Nous continuons notre balade en longeant l'atoll et ramassons déjà nos premiers coquillages. Nous laisserons sur le place la majorité d'entre eux car occupés par des Bernards-L'Hermite. Nous découvrons également une petite murène dans un groupe de rochers. Nous apprécions également le calme et la sérénité des lieux. C'est clair, nous ne sommes plus à Tahiti... L'atoll est entouré de cocotiers et nous aurons l'occasion d'en apprécier le nombre jusqu'à notre départ.
A 18 heures, nous regagnons notre lieu de regroupement pour dîner et faire la connaissance du maître des lieux prénommé François. Nous ne le verrons que le soir pour nous donner le programme du lendemain. Nous dînons ainsi d'une salade de légumes, de beignets de thons et crabe et de pommes de terre, avec des fruits au sirop en dessert. Largement suffisant et très agréable. Etrangement, durant notre séjour, nous ne boirons que de la Volvic.
Le soir, les grandes feront des Sudoku sur la terrasse du bungalow tandis que Christophe lira ou jouera avec les filles qui auront droit aux heures sup.
Il est à noter que nous ne serons que deux groupes pour cette semaine, nous à six et un couple d'une cinquantaine d'années avec lesquels nous n'aurons qu'assez peu de contact.
Pour voir les photos du 1er jour, cliquez ici.
Le Second jour : la découverte de l'atoll en bateau.
Réveillés de bonne heure, nous attendons 07 heures 30 pour aller déjeuner. Un copieux petit déjeuner d'ailleurs, composé de jus de fruits, café, thé et chocolat (lait et chocolat en poudre), de pancakes, d'ananas d'importation (il n'y a pas d'ananas à Mataiva), de melon local et de pain avec confiture et beurre.
A 08 heures, Heenui, une demoiselle qui s'occupera de toute notre alimentation, nous emmène à l'ombre d'un arbre pour nous faire faire nos assiettes pour le déjeuner en feuilles de cocotier... Ambiance garantie, mais globalement, tout le monde s'en est sorti.
A 09 heures, Jules nous rejoint avec son collègue de la veille. Nous embarquons alors sur une barque pour faire un tour sur l'atoll. Si les filles sont couvertes de crèmes solaires, Christophe n'a pas pris garde au soleil qui frappait déjà bien fort. A la fin de la journée, dont une grande partie sur l'eau, il rentrera littéralement... cramé !!! La tête en feu ! Mais pour revenir à notre sortie sur l'eau, ce fut vraiment sympa. Nous avons tout d'abord été chercher du poisson frais dans un des nombreux pièges à poisson. Jules a sauté dedans pour prendre des perroquets et d'autres poissons pour le déjeuner. Super entrée en matière. Nous avons également eu l'occasion de voir quatre superbes raies irrémédiablement prises au piège.
Les profondeurs succèdent à des parties jonchées de patates, ces restes de corail. Dans ces endroits, Jules sera assez souvent amené à descendre du bateau pour le diriger entre les nombreuses parties émergées. Nous arriverons ainsi jusqu'au "nombril de Mataiva", un morceau de rochers au beau milieu de l'atoll. Celui-ci est d'abord précédé par un plateau de quelques centimètres d'eau et recouvert d'un impressionnant nombre de rori, ces concombres de mer que nous redoutions toujours à toucher. Jules, en nous faisant une démonstration, nous a alors expliqué qu'il n'y avait aucun risque à en prendre dans la main... Christophe a alors testé et effectivement, les rori d'aspect assez visqueux deviennent assez rigides une fois sortis de l'eau.
Après avoir passé quelques minutes sur le "pito", nous avons repris notre route... sur l'eau en direction de l'île aux oiseaux. Cette petite île, également située sur l'atoll, est littéralement envahie de frégates. D'ailleurs, avant même d'accoster, l'odeur acre de leurs déjections nous a interpellé. Jules nous a bien recommandé de rester groupés car, évidemment, de nombreux oiseaux, défendant naturellement leur territoire, nous ont attaqué, fonçant sur nous pour passez à quelques centimètres de nos têtes. Nous avons ainsi fait le tour de l'île et Jules a pris quelques oiseaux dans ses mains pour nous les présenter. Sacré Jules ! Déjà, nous étions conquis par son dynamisme et sa bonne humeur. Pour revenir aux oiseaux, les filles auront même l'occasion de tenir dans leurs mains des oisillons.
Puis, nous avons pris le chemin de notre plage où nous allions déjeuner. Sur une belle plage de sable blanc, les filles se sont baignées, tandis que Jules et son collègue préparaient le repas de midi. Celui-ci composé des poissons pris le matin et grillés sur un barbecue "local", accompagné de pain coco, et des restes de pancakes et de fruits du matin. Délicieux. Nous avons dégusté les poissons sur nos assiettes fabriquées le matin même et mangé avec nos doigts... Vraiment épatant. Pas de prise de tête et du bonheur tout simplement.
Après ce délicieux déjeuner, Christophe est parti avec Lucie et Emilie dans un des chenaux en direction de la barrière de corail. Nous sommes assez rapidement arrivés à proximité de celle-ci mais nous nous sommes arrêtés quelques centaines de mètres en amont. Malgré tout, nous avons pu apprécier le déchaînement des vagues s'abattant sur la barrière. Il faut noter que le récif prend la place aux cocotiers et plages plusieurs centaines de mètres avant la barrière de corail. La raison en est simple et nous a été expliqué par Jules. A Mataiva, il n'y a qu'une marée par mois suivant la rotation de la Lune. Et lorsqu'il y a marée haute, la mer recouvre une grande partie du récif pour arriver au pied des cocotiers. D'où l'explication de pouvoir marcher sur de longues distances sur un sol ressemblant à la Lune...
Nous sommes donc rentrés en empruntant un autre chenal. Sur celui-ci, nous avons vu quatre murènes, des poissons par dizaines et des étoiles de mer.
Revenus sur la plage initiale, et dans l'attente du retour, Jules nous a attrapé un impressionnant crabe de terre qu'il a pris dans une main... Bluffant.
Puis nous sommes rentrés par le même chemin qu'à l'aller pour retourner à la pension.
Arrivés vers 15 heures, Christophe décida de faire un tour dans le village avec les filles. Vite rejoint par Jules, ils se sont en fait arrêtés à quelques centaines de mètres de la pension, au premier (des trois) magasin de l'île pour se désaltérer. Les filles d'un Sprite chacune, Christophe et Jules... d'une Hinano bien fraîche. Ah, encore un bonheur simple. D'ailleurs, ce magasin fait également office de bar et quelques hommes du village s'y retrouvent pour boire une bière après la journée de travail. Pendant cette pause, Jules expliqua que l'île disposait d'un groupe électrogène (sur roues) et que celui-ci fournissait l'île en alimentation électrique, mais que généralement, à la nuit tombée, il se coupait. Donc, soit les habitants disposent d'un groupe électrogène soit, ils s'éclairent avec des lampes fonctionnant au pétrole lampant.
Après quelques bières, tous trois sont partis se balader dans le village et ont ainsi découvert le petit groupe électrogène, deux des trois églises de Mataiva, dont l'église catholique datant de 2004 et où seuls trois habitants vont prier, puis enfin l'école et centre anti-sismique du village.
De retour à la pension, les enfants ont le plaisir de voir deux petits cochons qui se sont échappés de leur enclos et qui se ballade dans les environs.
A 18 heures, c'est l'heure du dîner et de la présentation du programme pour le mardi...
Vers 20 heures, Christophe et les filles dorment !!! tandis que Nadia et Mamy Isabelle font des Sudoku et rigolent...
Pour voir les photos du 2ème jour, cliquez ici.
Le Troisième jour : ballade dans l'île en camion via les cocoteraies.
Mardi 18, réveil de bonne heure et petit déjeuner à 07 heures, avec le même menu que la veille.
Vers 08 heures 30, nous embarquons dans le petit camion, les adultes (et Odile) à l'arrière, Lucie et Emilie à l'avant avec Jules au volant. Direction l'ancien marae. Situé à une quinzaine de kilomètres et plus d'une demi-heure de route, il est situé en bout de route avec un hoa (un chenal permettant à l'eau de l'océan d'entrer en communication avec celle du lagon).
L'endroit est assez plaisant, mais ce qui le fut moins, ce fut de découvrir un requin assez impressionnant (environ 2 mètres) agonisant sur la plage. Celui-ci s'est aventuré dans un des pièges à poisson dévorant son contenu. Trouvé par les propriétaires, ils l'ont attrapé et déposé sur la plage. Ce requin mettra quand même trois bonnes heures avant de mourir. Ce fut un peu dommage, mais nous n'avions pas le droit de le remettre à l'eau, et quand bien même, personne ne voulait s'approcher de lui...
Après avoir été nous baigner, nous avons été voir les poissons (dont deux raies, deux petits requins pointe noire et une murène d'environ deux mètres) dans des pièges à poisson. Nous avons ensuite continué à marcher dans l'eau sur une centaine de mètres pour arriver sur une île où était installée une tente. Celle-ci a été montée par les jeunes du village et ils s'y retrouvent pour faire la fête (quand ils ne sont pas attaqués par les nonos). D'ailleurs, il faut noter que nous n'aurons été que peu ennuyé par les moustiques et autres insectes pendant tout notre séjour.
A midi, nous avons déjeuné à nouveau du poisson cuit sur place sur un barbecue de circonstance. Après avoir dégusté (le mot est faible) du poisson cru sur lequel nous n'avons qu' ajouté un filet de citron frais, nous avons dévoré (le grand air, çà creuse) le poisson cuit accompagné de riz jaune.
Après déjeuner, Nadia et Isabelle se sont promener le long d'un chenal. Rapidement, elles ont appelé Jules. Elles venaient de découvrir un crabe à priori énorme dans les rochers. Jules, accompagné de tout le groupe, rejoignit donc les filles, et sans peur, il plongea un bras dans les infractuosités des rochers pour en ressortir effectivement un énorme tupa (crabe en tahitien). Même pas mal, ni peur d'ailleurs... Il nous a également attrapé un splendide oursin noir dont il ne faut absolument pas toucher les piquants. Sinon, une seule solution : uriner sur la plaie !
Il est à peine 13 heures lorsque nous plongeons la tête la première dans le chenal. Les filles s'éclatant littéralement. De retour sur la terre ferme, Jules réalisa pour Emilie un petit bateau constitué d'une moitié de coco avec une feuille pour voile et un morceau de bâton pour mat et c'est reparti pour un tour dans l'eau. Evidemment, Lucie aura également son petit bateau (confectionné par Christophe).
Enfin et avant le départ,Jules emmènera les deux hommes un peu à l'écart pour les entraîner... à la danse qu'ils présenteront le lendemain soir aux femmes... Une vraie danse haka. Inutile de préciser qu'ils ont été formidables et ont immédiatement su enchaîner les gestes virils des guerriers maohi...
Il est presque 15 heures lorsque nous rembarquons dans le camion. Sur le chemin du retour, nous bifurquons vers le récif pour nous arrêter devant la barrière de corail. Nous allons passer une heure à chercher des coquillages. Si Nadia trouvera immédiatement une superbe porcelaine, ni elle, ni les autres d'ailleurs, ne trouverons pas beaucoup d'autres coquillages. Pourtant, Jules nous a bien expliqué qu'il fallait chercher les coquillages au plus loin du récif, mais nous, nous étions persuadé en trouver un max au plus près de celui-ci. Et qui avait raison ? Jules évidemment qui est revenu avec un petit sac plein de porcelaines. Certes, elles n'étaient pas aussi scintillantes que nous l'aurions espéré, mais la récolte était bien sympathique. Et pendant ce temps, Odile dormait tranquillement dans le camion.
Vers 16 heures, nous continuons le chemin vers notre résidence et nous arrêtons une dernière fois sur le bord du récif devant le rocher des Tortues, lieu emblèmatique de Mataiva au pied duquel les tortues viennent déposer leurs oeufs tous les ans au mois de juillet. Pour en savoir plus, cliquez sur la page consacrée à Mataiva. Après quelques séances photos, nous rentrons enfin sur notre dortoir.
En arrivant, nous découvrons un bateau ravitailleur venant de charger une cargaison de coprah. Ce bateau passe tous les 15 jours et en profite pour ravitailler les îliens en produits de première nécessité. Cependant, son gabarit l'empêche d'emprunter un chenal. C'est donc une barge à fond plat qui fait la navette entre le petit quai de déchargement et le bateau.
Comme la veille, Christophe accompagné des filles ira se rafraîchir auprès du magasin proche de la pension. D'ailleurs, aujourd'hui encore il a eu bien chaud et il regrette de ne pas avoir pris de casquette. Son visage et son crane sont littéralement cramé... Il passera d'ailleurs une très mauvaise nuit, n'arrivant pas à poser sa nuque brûlante ni ses deux côtés également bien cramoisis. Pour revenir à la balade de Christophe, pendant son escapade, les filles réaliseront un collier de coquillages. Mais fabriqué avec d'autres coquillages que ceux ramassés précédemment. Lucie et Emilie adoreront.
Pour voir les photos du 3ème jour, cliquez ici.
Le Quatrième jour : la partie de pêche.
Comme les jours précédents, nous nous lèverons de bonne heure pour prendre notre petit-déjeuner copieux composé des mêmes mets que la veille. Jules, pour soulager Christophe, lui aura ramené ce jour une casquette providentielle.
Vers 09 heures, c'est le départ pour l'autre côté de l'île, ce dernier côté que nous n'avons pas encore abordé. C'est en camion une nouvelle fois que nous découvrirons les attraits de cette île. Nous nous arrêterons d'abord assez près du village au bord du récif. L'objet de cet arrêt est double : ramasser des Bernard-L'Hermite pour la pêche de la matinée et découvrir "le bateau fantôme", un des autres curiosités de l'île. Pour faire simple, il s'agit d'une épave de bateau figée au beau milieu des terres émergées, à une centaine de mètres du récif. Celui-ci est arrivé là après le terrible cyclone de 1906. Il n'en reste plus aujourd'hui qu'une carcasse dévorée par la rouille.
Une fois apprécié cette épave, nous partons à la recherche de ces précieux Bernard-L'Hermite. A nouveau, c'est Jules qui sera le spécialiste, mais cette fois bien aidé de Lucie. Alors que nous cherchions au bord du récif, Jules et Lucie, eux, se sont enfoncés dans la "brousse" soulevant et retournant les pierres pour découvrir d'innombrables petits invertébrés. Mais Jules ne s'intéressait qu'à ceux d'un gabarit bien supérieur à la moyenne. Il en trouva ainsi un fort grand nombre dont un aussi gros que le gros crabe découvert la veille. Cependant, et contrairement aux crabes, ce Bernard-L'Hermite est autrement plus dangereux pouvant sectionner ainsi un doigt.
Une fois une bonne récolte ramassée, nous rembarquons dans notre camion et après quelques minutes arrivons sur le récif pour découvrir une improbable route le coupant et surplombant de grosses mares d'eau de mer alimentées par de petits bras de mer. Nous nous arrêterons ainsi sur un de ces petits ponts et poserons les morceaux de bois qui composeront nos canes, ceux-ci prolongés d'un fil de pêche, d'un morceau de corail pour le bouchon et d'un gros hameçon. Rapidement, Jules casse les coquilles des Bernard-L'Hermite pour en faire des appâts qu'il accroche alors sur les hameçons et c'est parti pour une franche rigolade autour d'une mare d'eau de mer. Mamie Isabelle sera la première à attraper un poisson , bientôt suivie de Lucie et de Christophe. Lucie en attrapera trois, tandis qu'Emilie se désintérressera assez vite de la pêche pour s'orienter vers le ramassage de piquants d'oursins crayons. Nadia, quant à elle, aurait pu réaliser le plus bel exploit puisqu'une murène mordra à son hameçon, mais la force de celle-ci l'emportera et le fil cassera. Rapidement, une douce pluie viendra nous rafraîchir (nous apprendrons en rentrant le soir que le village n'a malheureusement pas reçu de pluie), et même si celle-ci deviendra rapidement plus forte, c'est avec un réel plaisir que nous la subirons. Dommage que nous n'ayons pas pris nos Tahiti Douche (lol). Une fois notre partie de pêche terminée, nous nous passerons le reste de la matinée à nous baigner. Après avoir déjeuné de copieux casse-croûte, nous sommes une nouvelle fois retournés nous baigner tandis que d'autres pêchaient à nouveau. Le temps passant, Nadia partit avec Odile vers la barrière de corail découvrant de splendides porcelaines orangées. Rattrapées par Christophe et Isabelle, la récolte fut assez sympathique.
De retour au camion et malgré le chemin que venait de parcourir Christophe, Jules proposa aux deux hommes d'aller ramasser des bigorneaux pour le repas du soir. Cependant, seuls Christophe et Emilie suivirent Jules. Une fois au pied de la barrière de corail, nous avons ainsi ramassé (et surtout Emilie) nombre de bigorneaux de beaux gabarits. Les vagues relativement fréquentes venaient régulièrement nous rappeler à leur souvenir et c'est sous l'étroite surveillance de Christophe sur Emilie qui aurait facilement été entraînée par elles.
A nouveau de retour au camion, nous avons pris le chemin du retour, mais à la demande de Nadia, nous nous sommes arrêtés à "la piscine", une ancienne carrière de phosphate dont l'exploitation a cessé depuis de nombreuses années. Cette "piscine" mesure facilement deux cent mètres de long sur une cinquantaine de large. La longeant, un arbre aux importantes ramifications n'attendait que nous (Jules et Christophe). Maladroitement, et suivant Jules, il monta jusqu'à une grosse branche à environ cinq mètres (sans rire) au-dessus du plan d'eau. Après quelques hésitations, et toujours suivant Jules, il sauta alors dans une eau au goût amer. Lucie et Emilie, quant à elles, sauteront à de multiples reprises dans l'eau depuis le bord.
Enfin, nous rentrons à la pension, mais Jules bifurqua à quelques centaines de mètres du village pour emprunter... la piste d'atterrissage !! Trop génial et tellement extravagant...
Comme les soirs précédents, mais en camion cette fois, Jules, Christophe, Lucie et Emilie, iront se désaltérer mais pour une fois dans un autre magasin. Après une bière Hinano bien fraîche pour les hommes et un Sprite pour les filles, ils rentreront avec une caisse de Hinano destinée à la chaude soirée qui nous attendait.
Ainsi, vers 18 heures, Jules, aidé de trois comparses, prépara-t'il le barbecue (alimenté par des bourres de coco) et à 19 heures, la nuit à peine tombée, les festivités ont-elles commencé. Et quelles festivités ? Nous avons commencé par un agréable apéritif (un Tahiti Drink) avec amuse-gueules et nos bigorneaux avec une petite mayonnaise. Puis, nous avons continué avec un incroyable barbecue où se mêlaient brochettes de poissons, de veau, de boeufs...
Après le repas ont commencé les danses... Tout d'abord, Julie, une fillette de 10 ans puis Heenui, et enfin... les hommes dont Christophe. Malgré tous ses efforts, il est évident qu'il n'a pas accompli de miracles, mais tout du moins a-t'il bien fait rire la compagnie...
Enfin, tout travail méritant salaire, c'est au son des canettes décapsulées (après 10... par personne on ne compte plus) que s'est terminée la soirée... à 23 heures 30.
Pour voir les photos du 4ème jour, cliquez ici.
Le Cinquième jour : le retour sur Papeete.
Le 20, et comme les jours précédents, nous nous sommes levés vers 06 heures et avons tranquillement préparé nos bagages. Petit-déjeuner et c'est déjà le départ. Il faut accomplir les formalités d'embarquement deux heures avant l'envol. Jules restera avec nous jusqu'au départ de l'avion vers Papeete, et ce sont les yeux humides que Nadia et mamie Isabelle ont embarqué dans l'ATR72.
A midi, nous étions à Papeete, dans le bruit de la circulation, le stress (relatif par rapport à la métropole) et la pollution (bien réelle malheureusement).
Pour voir les photos du 1er jour, cliquez ici.
Après cet excellent séjour à Tahiti, c'est déjà bientôt le départ de mamy Isabelle.
Samedi 22, nous profitons d'un ciel dégagé pour monter au Belvédère, un des rares endroits que n'avait pas encore vu mamy. Nous prenons quelques photos au sommet puis Christophe, Lucie et Emilie ont commencé à descendre quelques centaines de mètres seuls à pied, rejoints quelques minutes plus tard par le reste de la troupe en voiture.
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Nous avons ensuite continué notre chemin jusqu'au Radison, histoire de boire une boisson fraîche, mais celui-ci était fermé (!!), nous avons donc fait demi-tour et nous nous sommes arrêtés au tombeau de Pomare V, le dernier roi de Tahiti mort au 19ème siècle. Nous ne connaissions pas encore cet endroit situé au bord du lagon et nous l'avons immédiatement trouvé sympathique.
Continuant notre chemin, nous nous sommes alors arrêtés au Sofitel à Punaauia pour boire cette boisson fraîche tant désirée. Il faut dire qu'à présent le soleil tape très fort.
Le reste de la journée, nous resterons à la maison pour nous reposer, puis le soir, nous avons été dîner aux roulottes.
Dimanche 23, jour du départ de mamy Isabelle. Elle passera la journée à préparer tranquillement ses bagages avec Nadia, tandis que l'après-midi, Christophe emmènera les trois filles à la piscine du Méridien. Lucie nous a réalisé de splendides plongeons tandis qu'Emilie nage de mieux en mieux.
Le soir, peu avant 20 heures, les filles ont remis à mamy , en respectant la tradition, un collier de coquillages.
A 22 heures, c'est au tour de Christophe, puis mamy nous quitta après un séjour de cinq semaines. L'émotion était évidemment palpable. Puis, Nadia emmènera mamy à l'aéroport. Elle rentrera assez tard dans la soirée.
Lundi 24 en début de soirée. Lucie a deux dents qui bougent dont une depuis de nombreuses semaines. D'ailleurs, la nouvelle se présente même alors que l'ancienne n'est ps encore tombée. Malgré les efforts conjoints de Nadia et Christophe, et en raison des pleurs de Lucie, ils renonceront à lui enlever. Par contre, le 25, Nadia arrivera à lui ôter ces deux dents, les cinquièmes et sixièmes. La nuit, la "petite souris" passera et lui amènera 1000 francs (environ 8 euros).
Quelques sujets divers.
En voiture, Odile déteste qu'on lui enlève son siège pour la positionner ailleurs, tandis qu'Emilie sait s'attacher seule.
Lucie sait faire de la corde à sauter avec un record de 18 rebonds.
Odile va faire pipi toute seule au pot. Désormais, elle se promène sans chouches à la maison.
Depuis le début de la semaine, le temps a radicalement changé. Il pleut très souvent mais lorsque le soleil fait de rares apparitons, il tape vraiment très fort.
Vendredi 28, Christophe ne travaille pas l'après-midi. Les filles viennent alors le chercher au travail et tous ensemble, ils vont déjeuner place Toata. Puis, ils ont été à la bibliothèque prendre quelques livres et DVD, et il est bientôt 14 heures lorsque les filles vont à la piscine suivre leurs cours. Lucie, ayant réalisé de gros progrès, a changé de groupe. Elle passe à un niveau supérieur avec des enfants plus âgés. Mais après la séance, la monitrice a rassuré Nadia sur son adaptation à ce nouveau groupe.
Samedi 29, nous allons voir les produits artisanaux marquisiens à Pirae. Par rapport à l'année précédente, il y a beaucoup moins de stands et malgré la qualité des produits proposés, les prix sont très élevés.
Le soir, nous dînerons chez Ronan et Florence et les filles s'amuseront vraiment avec Margot et Justine, les filles de nos amis. D'ailleurs, elles ont vraiment hâte de se retrouver pour refaire les 400 coups.
Dimanche 30, dernier jour du mois... sous la pluie. Le matin, nous allons faire les courses chez Carrefour. Bien mal nous en pris, car il y avait un monde fou. Mais c'est normal pour deux raisons, la première étant que les habitants ont touché leur paye, la deuxième étant qu'ils l'ont enfin touché après trois semaines de grève des fonctionnaires.
L'après-midi, profitant d'une accalmie, nous mettons les trois vélos dans la voiture et allons sur une veille route de Punaauia. Lucie, qui il y a encore peu de temps savait parfaitement faire du vélo, a perdu tous ses réflexes. Il a fallu que Christophe se fâche quelque peu pour qu'après quelques larmes, elle arrive enfin à pédaler quelque peu normalement.
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DECEMBRE |
Le mois de décembre commence par un lundi d'école. Emilie commence très très bien le mois puisqu'elle ne trouve rien de mieux que de se couper une mèche de cheveux en classe, et à se mettre de la peinture bleue sur les habits. Côté mathématiques, elle sait compter jusqu'à 26.
Lucie, quant à elle, aura un exercice d'évaluation. Elle ne s'en tire pas trop mal mais aura quand même trois fautes. Peut mieux faire. Par contre, elle sera interrogée sur une récitation (qu'elle a eu un peu de mal à apprendre durant le week-end) et saura la restituer sans soucis.
Odile, enfin, va désormais régulièrement sur le pot pour faire les deux types de "commissions". Lucie, pour revenir à elle, a fait un nouveau record de rebond avec la corde à sauter : 25. Qui fait mieux ?
D'ailleurs, elle battra rapidement son record pour dépasser les 30 rebonds.
Durant la deuxième semaine de décembre, Odile, même si elle fait encore de temps en temps pipi par terre, demande très souvent le pot. D'ailleurs, Nadia n'hésitera pas à l'emmener à l'école sans couches dans les jours suivants.
Lucie, à quelques jours des vacances de Noël, ramènera son bulletin de notes trimestriel. Il est très bon (heureusement), hormis qu'elle bavarde trop en classe et qu'elle ne soigne pas assez ses cahiers. Enfin, elle n'utilise pas assez la règle pour faire des traits.
Vendredi 05, des amis (Laëtitia et Philippe, Cynthia et Stéphane) sont venus passer la soirée à la maison. Les filles étaient enchantées. Lucie est restée avec nous jusqu'à la fin, ne s'endormant sur des coussins qu'à quelques minutes du départ des amis, soit peu avant minuit.
Le lendemain, samedi 06, Lucie a été conviée à écouter un conte de Noël organisé par sa maîtresse d'anglais. Arrivés vers 09 heures, rapidement suivis par de nombreuses familles. Emilie se plaisant avec les groupes d'enfants, Nadia demande à Mélanie, la maîtresse de Lucie, si elle peut rester pour assister au conte. Ainsi, nous laissons les grandes à la Base Aérienne 190, tandis que nous partons avec Odile faire quelques courses à Papeete. A midi, nous déjeunerons chez Mc Do, et l'après-midi, nous sommes allés nous reposer à la piscine. Cela faisait d'ailleurs quelques semaines que nous n'étions pas allés.
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Dimanche 07, nous avons été au traditionnel salon des artisans à Pirae. Nous aimons déambuler parmi les allées, et les filles repartent toujours avec un petit cadeau, genre pendentif pas très cher ou coquillage des îles. En nous promenant, les filles sont tombées sur un chiot, elles n'ont pu s'empêcher de le caresser et de lui parler pendant quelques minutes.
Le Noël des enfants
Mercredi 12, nous allons à la salle OPT (l'office des Postes Tahitien) pour participer au Noël des Enfants organisé par le travail de Christophe. Cette année, les organisateurs font très fort car ils ont mis en place rien moins que des manèges tels que le "Dragon" que les filles adorent, des structures gonflables (heureusement sans eau), et un manège qui tourne dont les éléments montent et descendent. Ce dernier sera le favori d'Odile, tandis que les deux plus grandes s'orienteront plutôt vers le "Dragon". Elles seront rapidement rejointes par leurs copines Paoline et Elina. Lucie essayera même le trampoline accrochés à deux énormes élastiques.
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L'anniversaire d'Odile
Le 11 décembre, Odile fête ses deux ans. Mais nous ne célèbrons son anniversaire que le soir, travail de Christophe oblige. Ainsi, vers 18 heures, nous préparons le salon pour Odile. Nadia met deux bougies sur le gâteau, éteint la lumière et nous chantons tous en choeur "Joyeux Anniversaire". Odile, après un rapide effet de surprise, veut absolument éteindre les bougies. Elle y réussit d'ailleurs du premier coup, mais Nadia ayant positionné des bougies "magiques", celles-ci se rallument au bout de quelques instants. C'est donc aidée de Lucie et d'Emilie qu'Odile essaie vainement d'éteindre ces deux morceaux de cire. Nous venons au bout de quelques instants à la rescousse des filles et dégustons alors une part de gâteau.
C'est ensuite la présentation des tant attendus cadeaux. Ceux-ci, au nombre de deux, sont donnés par les grandes soeurs. Odile déchire fébrilement les emballages pour découvrir un lit de bébé et une dînette. Evidemment, il faut jouer tout de suite avec ces présents et ce soir-là, les filles feront un peu de rab avant d'aller se coucher. |
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Odile supporte de moins en moins sa couche. Elle l'enlève la nuit avant le lever du soleil... ou à peine couchée, et la journée demande à l'enlever lorsqu'elle a envie de faire une petite ou grosse commission.
Le 13, nous retournons à la foire aux artisans de Pirae, histoire de trouver d'autres souvenirs. Nous ne chercherons pas longtemps car ici, il y a du choix et à tous les prix. Sur le retour, nous nous arrêterons à l'Assemblée où se trouve un autre salon, mais comportant des produits de meilleurs qualités... à des prix certes plus élevés.
Le 14, nous allons nous baigner au Méridien. Mais arrivés sur place, nous découvrons deux clowns locaux, Pinpin et Nany, qui présentent leur spectacle pour l'arbre de Noël des enfants de marins de la Tapageuse. Discrètement, avec Lucie et Emilie, nous nous installons et assistons à un spectacle réellement très amusant. Nous passons ainsi plus d'une demie-heure à rire aux "pitreries" de ce duo. |
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Passé le spectacle, nous allons enfin nous baigner.
Le 18, avec les filles, nous préparons les cartes de voeux à destination de toute la famille, puis nous emmenons le tout à la poste de Punaauia. Dans celle-ci, Lucie remplit une carte de jeux afin de gagner un téléphone portable. D'ailleurs, elle demande s'il sera pour elle... Pendant ce temps, les "plus petites" s'amusent autour d'un beau sapin décoré.
Enfin, nous allons voir le salon de Noël de Punaauia situé à la mairie. Le simple fait de nous garer dans un parking embourbé et nous comprenons que le sol doit être détrempé. Il faut dire que depuis de nombreux jours, il pleut énormément. Et effectivement, nous ne nous trompions pas. Pour circuler entre les stands d'artisans, il faut slalomer entre les flaques d'eau et nos chaussures glissent un peu dans la boue. Malgré les efforts des artisans présents et de la municipalité à offrir son salon de Noël, le ressenti de celui-ci n'est pas aussi fort que ceux que nous avons pu voir jusqu'à présent. La faute, certainement, à des stands trop dispersés et parfois inaccessibles. Nous ne resterons donc pas très longtemps sur place.
Odile
Depuis quelques jours, c'est décidé, elle refuse définitivement les couches. Que ce soit la journée, en sortie ou même pour dormir.
Dans le premier cas, elle se promène en petite culotte dans toutes les pièces et de temps en temps demande à aller aux toilettes ou... s'oublie lâchant quelques gouttes. Signe qu'il faut l'emmener rapidement aux WC om elle termine son petit besoin.
Dans le second cas, à nous de faire attention et de lui proposer de faire pipi assez régulièrement.
Enfin, dans le troisième cas, Nadia la met toujours au lit avec une couche, mais à peine le dos tourné et Odile l'enlève, la poussant au bout de son lit. Si l'on s'en rend compte en allant nous coucher, Nadia lui remet délicatement la couche en essayant de ne pas la réveiller, sinon, elle va au résultat le lendemain matin, et pour l'instant, Odile ne s'est "oubliée" qu'une seule fois.
Autre anectode, aux toilettes, Odle s'installe de temps en temps avec un livre... Histoire de ressembler... à son père !!!
La soirée du 19 décembre 2008.
Le vendredi 19, le gérant du cercle mixte où travaille Christophe a organisé une soirée polynésienne. Cette soirée qui se terminera pour nous à presque 04 heures du matin se révèlera réellement très sympathique. Il faut reconnaître que nous étions entre amis. Ainsi, après un agréable apéritif, nous avons dîné du veau à la broche puis vers 22 heures nous nous somes dirigés vers la piste de danse. Odile dans les bras de Christophe, Lucie dansant avec une copine et Emilie se promenant et courant avec d'autres copines... Heureusement que nous avons eu le week-end pour récupérer.
Vous pouvez apprécier quelques photos sur l'autre site de Christophe : www.cercle-gendarmerie-tahiti.fr |
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Le 20, après l'excellente soirée de la veille et malgré l'heure tardive où nous nous sommes couchés, les filles se lèvent comme si de rien n'était vers 06 heures du matin. Si Nadia se lèvera avec les filles, Christophe fera de la résistance au lit jusqu'à 07 heures (le veinard). Nous partons vers 09 heures nous promener en ville et voir le dernier salon des arts à l'Assemblée. Nous n'y voyons vraiment pas grand chose d'intéressant, et ce qui l'est, est vraiment trop cher. Nous rentrons donc tranquillement... sous des trombes d'eau. L'eau envahit d'ailleurs littéralement la chaussée dans la montée de Taapuna où nous résidons. La cascade ne suffit pas pour absorber le volume d'eau qui dégringole du sommet des montagnes environnantes.
Ces derniers jours, à quelques encablures de Noël, nous mangeons presque tous les soirs des toasts et buvons une petit apéritif. Nous prenons le temps... et c'est ainsi que nous arrivons tranquillement à la veille de Noël. Par chance, le 23, nous avons reçu par la Poste locale un colis de victuailles que nous avions commandé sur Internet quelques semaines plus tôt et nous désespérions de ne pas voir arriver notre colis.
Ainsi, le 24 au soir, nous passons la soirée en famille à déguster de nombreux toasts au saumon, au foie gras et tant d'autres produits. Avec en plus cette année une bouteille de champagne... Un vrai bonheur que ce Noël. Les filles, quant à elles, profiterons de la soirée pour boire des jus de fruits et manger des gâteaux. Puis, vers 22 heures, nous mettons tous nos savates et autres chaussons au pied du sapin en attendant le Père Noël. Les filles ne sont font pas priées pour aller se coucher. Même Odile, qui a bien compris ce qui se passait.
Le jour de noël.
Assez bizarrement, les filles ne se lèveront pas d'elles même aux aurores. Elles prendront le temps de se réveiller tranquillement. C'est Emilie qui ouvre le bal, mais à notre demande, elle attendra que ses deux soeurs soient levées pour aller ouvrir les cadeaux. Mais, à partir de ce moment là, tout va s'accèlérer. Les filles deviendront complétement excitées en découvrant les emballages sous le sapin. Elles déballeront frénétiquement leurs cadeaux et découvriront avec enchantement qu'elles ont reçu ce qu'elles attendaient. A savoir des jeux de Nintendo Ds pour Lucie, une Nintendo Ds pour Emilie avec des jeux et une poupée pour Odile.
Evidemment, elles passeront la journée à s'amuser.
Le 26, en début de soirée, nous mettons de la musique à la télévision. Emilie se met tout à coup à danser sur un rythme endiablé, rapidement suivi du reste de la famille. Franche rigolade assurée.
Le 28, il fait très chaud et très beau, alors que depuis quelques jours, il pleut quotidiennement. Nous en profitons pour passer une bonne partie de la matinée au Méridien. Il faut en profiter car notre carte expirera dans quelques jours... Bien que nous soyons restés à l'ombre, nous attrapons tous des coups de soleil sur les épaules.
En grandissant, les filles deviennent de plus en plus coquettes. Y compris Odile, qui va avec sa soeur Emilie dans les armoires à habits voir ce qu'elles porteront dans les jours suivants. Et elles font les difficiles. Elles savent ce qu'elles veulent.
Depuis qu'elle a Sa Nintendo Ds, Emilie ne la quitte plus. Elle s'éclate littéralement dessus. Et il faut parfois lui enlever de force afin qu'elle ne passe pas des heures à jouer avec.
La veille de Nouvel An.
Le 30, Nouvel An approche. Cette année, nous allons le fêter avec cinq couples et les copines Margot et Justine pour les filles. Cela se passera sur la terrasse du cercle d'où travaille Christophe et nul doute qu'au vu des efforts déployés pour préparer l'événement que celui-ci sera d'excellentes qualités. Mais ce 30 décembre, nous nous donnons rendez-vous chez Laëtitia pour préparer des colliers de fleurs pour les filles et des colliers de feuilles de palmiers tressés pour les hommes. Le matin, avec Nadia, les filles ramasseront dans le jardin tous les tiare et frangipanier qu'elles trouveront. Mais le soir venu, et malgré les efforts de chacun, cela ne suffit pas pour tout le monde. Aussi, les filles, accompagnés de quelques hommes grenouilleront-ils dans la caserne à la recherche de quelques fleurs. De retour chez Laëtitia, pendant que les hommes discuteront autour d'une Hinano bien fraîche, les filles termineront les colliers...
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Nouvel An.
Le 31, c'est le traditionnel dernier jour de l'année. Cette fois-ci, nous le fêterons donc entre amis. Ainsi, nous nous retrouvons aux alentours de 19 heures à la terrasse du Cercle au milieu de la caserne. Au mons, nous ne gênerons personne et nous pourrons faire autant de bruit que nous le voudrons. Et nous n'allons pas nous gêner pour en faire du bruit. Avec "DJ Philippee aux commandes de la sono et de bons tubes des années passées, nous avons plus fait les fous que les enfants. L'apothéose étant évidemment aux 24 coups de minuit. D'ailleurs, dans tous les quartiers environnants, ce ne fut qu'envolée de feux et bruits de pétards. Super... Nous avons alors mis nos masques et chapeaux multicolores, soufflé dans les sabarcanes en cartons et continué à fêter la nouvelle année.... Ce n'est que vers trois heures du matin que nous sommes rentrés épuisés mais heureux d'avoir passé une soirée mémorable.
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