Sortie : 06 avril
2005
Titre original : Robots
Durée : 90 minutes
Le lien indispensable : Robots
A propos du
film : Rodney Copperbottom est un jeune
inventeur qui part de son village pour rejoindre RobotVille et
réaliser son rêve. Il veut échapper au destin de son père,
réduit à la condition de lave-vaisselle. Il est surtout bien
décidé à montrer ses talents au plus génial des inventeurs,
Bigweld, le bienfaiteur de tous les robots. Arrivé dans la
mégapole, Rodney déchante vite. Bigweld a disparu, remplacé à la
tête de ses industries par l'infâme Ratchet. Celui-ci a laissé
de côté les visées humanistes de son prédécesseur pour mener une
politique qui n'obéit qu'au profit. Les robots trop pauvres pour
s'offrir une révision complète, conforme aux nouveaux standards,
sont voués à la casse. Rodney va prendre la tête des « rouillés
» pour tenter de retrouver Bigweld..
Ça roule des mécaniques
Les superlatifs sont à la mode lorsque l'on évoque les
créations des studios d'animation américains. Il va falloir
remettre le couvert avec ROBOTS, tant le nouveau-né est
remarquable. Chris Wedge livre un film à la virtuosité technique
ébouriffante. Constellé de trouvailles innombrables, le récit
est un joyeux chemin où l'on navigue entre jolies surprises et
francs sourires, plongé dans un univers aussi beau qu'original.
Non content d'offrir un spectacle magnifique qui frôle parfois
la surenchère, le réalisateur construit un joli plaidoyer contre
l'eugénisme en transposant à bon escient la lutte des classes.
Le film gagne ainsi en profondeur en inscrivant dans un cadre a
priori idyllique une société très hiérarchisée où il est
impossible de sortir de sa condition. Il décrit les dérives du
machinisme et de la standardisation sans perdre la fantaisie de
personnages mécaniquement humains. On découvre ainsi avec
plaisir les tourments psychanalytiques du méchant aux prises
avec une mère castratrice alors que Rodney Copperbottom fait un
« Spartacus » robotique jouissif. Certes, l'humour est parfois
très enfantin, mais devant ces rouages bien huilés
l'enthousiasme l'emporte largement.
|