Les célèbrités

Dans le monde et en France en particulier, un nombre considérable de personnalités porte le même prénom qu'Emilie. Que ce soit des personnages liés intimement à l'histoire de la France ou tout simplement qui ont apporté leur pierre à la construction de notre monde. Vous trouverez ici un panel non exhaustif.

 

Emily Haines, chanteuse

Emily Elizabeth Dickinson, poète

Emilie du Châtelet, mathématicienne

   
Emily Haines

Emily Haines, est une chanteuse compositrice de style Indie Rock. Elle joue du piano et chante.
Elle est membre des groupes Metric et Broken Social Scene.
Elle a participé en tant que choriste à des albums d'autres membres de Broken Social Scene, comme Jason collett.
Emily est la fille du poète Canadien Paul Haines et la soeur de la journaliste de télévision Avery Haines. Son frère Tim Haines, dirige Bluestreak Records à Peterborough (Ontario), Canada. Elle est née à New Delhi, Inde, et a grandi au Canada. Après être restée à Peterborough jusque l'age de 3 ans, elle vécut dans une maison remplie d'art expérimental et d'expression musicale. Paul, son père, lui a fait écouter des musiques éclectiques comme Carla Bley, Robert Wyatt, et plus tard PJ Harvey. Adolescente elle suivit les traces de ses parents à l'école Etobicoke School of the Arts. Elle y rencontra Amy Millan et Kevin Drew, avec qui elle collabora pour Broken Social Scene et Stars.

Discographie :
Albums solo
- Cut in Half and Also Double (1996)
- Knives Don't Have Your Back (2006, #28 au Canada)
Albums avec Metric
- Grow Up and Blow Away (2002, released 2007)
- Old World Underground, Where Are You Now? (2003)
- Live It Out (2005).
sources : www.fr.wikipedia.org

Emily Dickinson
Emily Elizabeth Dickinson

Emily Elizabeth Dickinson, née le 10 décembre 1830 et morte le 15 mai 1886, est une poétesse américaine.
Bien que restée inconnue sa vie durant, Dickinson est aujourd’hui considérée, avec Walt Whitman, comme faisant partie des poètes américains majeurs du XIXe siècle. Emily Dickinson a passé la plus grande partie de sa vie recluse dans une chambre de la maison de ses parents à Amherst et, à l’exception de cinq poèmes (dont trois furent publiés anonymement et un autre sans que leur auteur en ait eu connaissance), son œuvre immense resta inédite et cachée jusqu'après sa mort.

 

Emily Dickinson

Environnement
Emily Dickinson était issue d’une famille en vue de la Nouvelle-Angleterre. Ses ancêtres étaient arrivés aux États-Unis avec la première vague migratoire puritaine, et la stricte religion protestante qu’ils professaient influa sur l’œuvre de l’artiste.
Avocats, éducateurs et fonctionnaires politiques figurent dans l’arbre généalogique d’Emily : l’un de ses ancêtres a été secrétaire de la mairie de Wethersfield (Connecticut) en 1659 ; son grand-père, Samuel Fowler Dickinson, fut pendant quarante ans juge du comté de Hampton (Massachusetts), secrétaire de la mairie, représentant à la Cour générale et sénateur au Sénat d’État.
Le père de la poétesse, Edward Dickinson, avocat de l’Université de Yale, était juge à Amherst, représentant à la Chambre des députés du Massachusetts, sénateur à la capitale de l’État et, pour finir, représentant pour l’État du Massachusetts au Congrès de Washington. Edward était le fondateur de la ligne ferroviaire Massachusetts Central Railroad et également (avec son père Samuel) fondateur du Amherst College, institution éducative intermédiaire entre l’école secondaire et l’université, qui apporta la renommée culturelle à cette bourgade oubliée.
L’associé d’Edward Dickinson dans son cabinet était cousin du poète Emerson lequel fut ainsi toujours lié au village d’Amherst et influença la philosophie et l’œuvre d’Emily.
L’épouse d’Edward et mère de la poétesse, Emily Norcross Dickinson (1804-1882), resta clouée au lit à la fin de sa vie et fut à la charge de ses filles.
Emily Dickinson avait deux frères. L’aîné, William Austin Dickinson (1829-1895), généralement connu par son deuxième prénom, se maria en 1856 avec Susan Gilbert, amie d’Emily, et vécut dans la maison située à côté de chez son père.
Sa petite sœur, Lavinia Norcross Dickinson (1833-1899), également connue sous le diminutif de Vinnie, fut la « découvreuse » de l’œuvre d’Emily après sa mort : elle est la première compilatrice et éditrice de sa poésie.
Emily vécut en réclusion volontaire dans sa chambre toute la fin de sa vie « assise, dit sa belle-sœeur, Susan Gilbert, dans la lumière de son propre feu ».
Christian Bobin (poète français) consacre à Emily Dickinson un livre lumineux intitulé La Dame blanche (2007) où il retrace « la vie d’Emily [...] spectaculairement invisible ».

Contexte historique
Emily Dickinson naît dans la période précédant la guerre de Sécession, à un moment où de forts courants idéologiques et politiques s’affrontaient dans les haute et moyenne bourgeoisies américaines.
Même les familles les plus aisées n'avaient ni eau chaude ni salle de bains. Les tâches ménagères représentaient une charge énorme pour les femmes (même dans la famille Dickinson qui, en raison de sa position économique confortable, disposait d’une servante irlandaise). De ce fait la préoccupation d’Emily d’obtenir une bonne éducation constitue une exception dans la société rurale de la Nouvelle-Angleterre de son époque.
La chorale de l’église était pratiquement la seule expression artistique acceptée par la sévère religion puritaine partout présente. L’orthodoxie protestante de 1830 considérait les romans comme une « littérature dissipée » et interdisait les jeux de cartes et la danse. Il n’existait pas plus de concerts de musique classique que de représentations théâtrales. Pâques et Noël n'étaient pas célébrés jusqu'en 1864, année à laquelle la première Église épiscopale, qui y introduisit ces coutumes, fut établie à Amherst. Les réunions de femmes seules, autres que le thé quotidien entre voisines, n’étaient pas tolérées non plus.
Une fois l’Amherst College fondé par le grand-père et le père d’Emily, l’union entre celui-ci et l’église commença à former des missionnaires partant d’Amherst pour propager les idéaux protestants dans les recoins les plus reculés du monde. Le retour occasionnel de certains de ces religieux aboutit à l’introduction de concepts, d’idées et de visions nouvelles dans la société conservatrice du village qui commença alors à établir un contact avec le monde extérieur et tendit à abandonner les coutumes et croyances d’antan plus rapidement que dans les autres endroits de la région.
(source : fr.wikipedia.org)

 
Emilie du Châtelet

Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, communément appelée Émilie du Châtelet née à Paris le 17 décembre 1706 et morte à Lunéville le 10 septembre 1749, est une mathématicienne et physicienne lorraine.

Biographie
Fille de Louis Nicolas Le Tonnelier, baron de Breteuil, introducteur des Ambassadeurs de Louis XIV, Émilie eut la chance de vivre dans un milieu ouvert ; ses parents recevaient en effet le poète Jean-Baptiste Rousseau et Fontenelle dans leur salon parisien et elle connut ceux-ci dès l’enfance. Elle doit à son père une éducation qui d’ordinaire n’était que rarement dispensée aux filles. Lui-même lui enseigna le latin et celle-ci, douée pour les études, apprit également le grec et l’allemand. Douée pour la musique, elle apprit à jouer du clavecin ; aimant la danse et le théâtre, qu’elle pratiqua en amateur, aimant aussi à chanter l’opéra.
Présentée à seize ans à la Cour du régent par son père, elle fut séduite par les plaisirs que cette vie offrait, cédant à certaines extravagances, collectionnant les robes, les chaussures, adorant les bijoux.
Elle est mariée le 12 juin 1725 au marquis Florent Claude du Châtelet (ou du Chastellet). Celui-ci avait trente ans et elle dix-neuf. Avec son époux, gouverneur de Semur-en-Auxois, elle vécut quelque temps dans cette ville et c’est là qu’elle rencontra le mathématicien Mézières. Elle eut la chance d’avoir un mari qui la laissa vivre librement; se rendant compte de ses propres limites autant que des capacités intellectuelles de sa femme. Le mariage se traita comme une affaire, l’amour ne rentrant que rarement en compte. Elle eut, de son mari, trois enfants, dont Louis Marie Florent du Chatelet mais son époux, pris par sa carrière militaire, ne voyait son épouse que très rarement. Celle-ci avait d’ailleurs été auparavant la maîtresse du marquis de Guébriant et du maréchal de Richelieu ; l’assiduité et le goût de l’étude qu’elle montra avec précocité ne l’empêchant pas de mener la vie volage d’une dame noble sous la Régence.

 

 

Emilie de Châtelet

De ses divers amants, Voltaire eut sur elle le plus d’influence, l’encourageant à approfondir ses connaissances en physique et en mathématiques, matières pour lesquelles il lui reconnaissait des aptitudes particulières, la considérant supérieure à lui-même en ce domaine par ses connaissances. Le substantif « scientifique » n’existait pas alors, mais c’est ce qu’était Émilie du Châtelet : une des premières femmes à l’avoir été ainsi que Marie-Anne Lavoisier, et dont on ait conservé une documentation certaine pour pouvoir l’affirmer. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu d’esprits scientifiques féminins auparavant, mais celles qui l’eurent par la suite ne connurent pas la fin tragique d’Hypatie d'Alexandrie dans l’Antiquité. Émilie étudie Leibniz, se concerte avec Clairaut, Maupertuis, König, Bernoulli, Euler, Réaumur, autant de personnages auxquels on doit l’avènement des « sciences exactes », concept qui n’existait pas encore à cette époque. Quand elle entreprendra la traduction des Principia Mathematica de Newton, elle ira jusqu’à consulter Buffon.

Elle fait la connaissance de Voltaire en 1734 alors qu’il est en disgrâce ; elle l’accueille chez elle, dans son château à Cirey-sur-Blaise : il a trente-neuf ans et elle vingt-sept, leur liaison va durer quinze ans. C’est lui qui la pousse à traduire Newton et qui lui fait prendre conscience d’avoir la liberté de penser par elle-même. Après avoir eu la chance, rare pour l’époque, d’avoir eu un père ne la considérant pas exclusivement comme une « fille à doter et à marier » pour nouer des relations intéressées, elle a celle d’avoir un compagnon la considérant son égale. Voltaire se montra du reste toujours admiratif envers elle, louant son intelligence et ses qualités, dont celle, non des moindres, de ne jamais médire des autres dans un monde brillant certes, mais aussi méchant que spirituel.

Moquée, ainsi que Voltaire, par les dames de la Cour telles que la baronne de Staal-de Launay et plus encore par la plume acerbe de la marquise du Deffand qui la jalousait, Émilie – à qui étaient reprochés quelques travers « un peu ridicules », comme de se plaindre du bruit l’empêchant de « penser » et de se concentrer sur ses expériences nécessitant un matériel rare et bien peu utilisé alors – ne s’en indigna jamais, laissant dire les mauvaises langues. Sa position sociale la mettait sans doute à l’abri des commentaires acides, mais son esprit, sa véritable « noblesse », la situait certainement au-dessus des propos aigres et jaloux des brillantes épistolières, fussent-elles les meilleures et les plus fines de son époque.
François Victor Le Tonnelier de Breteuil a favorisé comme ministre de la guerre ses proches, en particulier la belle-famille de sa cousine germaine, Émilie du Châtelet. Par contre, en tant que chef de la maison de Breteuil, il n’apprécie guère que la fille de son oncle Louis Nicolas Le Tonnelier, baron de Breteuil devienne en 1734 la maîtresse de Voltaire, qui est pour lui un bourgeois et un provocateur. Juste avant cette liaison, il avait été le parrain de son fils, Victor-Esprit le 11 avril 1733. Il est à cette époque chancelier de la reine.
À son arrivée à Lunéville, à la cour de Stanislas Leszczyński, en 1746, elle s’éprend du poète Saint-Lambert et délaisse Voltaire avec lequel elle restera toutefois liée d’amitié jusqu’à sa mort, qui survient trois ans plus tard à la suite d’un accouchement, à l’âge tardif de quarante-trois ans, mettant au monde une petite fille qui ne lui survivra pas. Saint-Lambert et Voltaire l’assistèrent jusqu’au bout. Ce fut Voltaire qui se chargea de faire publier la fameuse traduction que son amie avait faite du traité de Newton et qu’elle avait envoyée à la bibliothèque du roi, comme si elle avait pressenti sa fin prochaine.
Émilie du Châtelet repose sous une sobre dalle noire en l'église paroissiale Saint-Jacques de Lunéville.
On doit à Élisabeth Badinter une étude approfondie sur Émilie Du Châtelet, où l’auteure, à travers son personnage, met en lumière l’« ambition féminine » qui se fait jour au cours du XVIIIe siècle. Selon elle, Émilie avait quelque chose de viril, d’androgyne et c’est pourquoi elle en rajoutait sur l’apparence, fanfreluches et maquillage.

château de Cirey
Oeuvres
- Institutions de Physique, Paris, 1740, in-8°
- Analyse de la philosophie de Leibniz, 1740
- Réponse à la lettre de Mairan sur la question des forces vives, Bruxelles, 1741, in-8°
- Dissertation sur la nature et la propagation du feu, Paris, 1744, in-8°
- Trad. des Principes de Newton, publiée par Clairaut, 1756, avec son éloge par Voltaire.
- Principes mathématiques de la philosophie naturelle traduction de Newton, Paris, 1766, vol. 1 [archive], vol. 2 [archive]
- Discours sur le bonheur, 1779
- Doutes sur les religions révélées, adressés à Voltaire (Paris, 1792, in-8°)
- Opuscules philosophiques et littéraires, 1796
- De l’Existence de Dieu, (imprimé à la suite de l’édition de ses lettres de 1806, chez N. Xhrouet) et un certain nombre de lettres inédites au comte d’Argental, Paris, 1782 ; Paris, 1806, in-12; Paris, 1818, in-8, éditées par Eugène Asse, Paris, 1878, in 12.
(source : www.fr.wikipedia.org)
 

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